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Chapitre IV : Résultats et discussions
Figure IV.3.5 : Carte de distribution spatiale du chrome dans les sédiments du secteur Centre de la côte algérienne.
IV.1.2.2.6. Le Zinc :
La carte de distribution du zinc dans les sédiments superficiels du secteur Centre de la côte
algérienne (Fig. IV.3.6) montre que les valeurs sont plus au moins homogènes. L’exception se
manifeste au niveau de la station S04 située dans la baie d’Alger, avec une teneur très élevée
(166µg/g) et qui s’éloigne beaucoup de la valeur de fond géochimique. La localisation de la station,
directement en face oued ElHamiz, explique en partie cette forte teneur. En effet, actuellement, ce
oued est connu comme le réceptacle principal des rejets domestiques de la région Est de l’Algérois
et ceux issus de la zone industrielle implantée dans la même région. On note aussi que d’autres
sources potentielles peuvent contribuer à expliquer cette forte concentration.
En effet, l’embouchure de l’oued El Harrach se trouve à quelques kilomètres vers l’ouest. Cet oued
traverse la zone industrielle de l’oued Smar, qui est la plus grande en Algérie.
De même que le port d’Alger, qui devenu une autre source de pollution pour la baie d’Alger, ne
se trouve qu’à quelques kilomètres vers l’ouest. Dans ce port, en plus de l’existence d’ateliers de
repartions navales, la pollution en zinc peut provenir des bateaux dont les coques des bateaux sont
protégées contre la corrosion par la protection anodique qui utilise très souvent le zinc comme
anode sacrificielle. Il faut noter aussi que la baie d’Alger a été classée par le Programme des
Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) comme l’un des 131 points hot pots de la mer
méditerranée. D’une manière générale, on constate aussi que les teneurs du zinc dans la majorité
des stations du secteur centre dépassent la valeur du fond géochimique établie pour les sédiments
de la côte algérienne et qui de l’ordre de 95µg/g et en particulier, les stations situées dans la baie
d’Alger considéré comme l’un des points hot spots de la mer méditerranée (PNUE/PAM, 2012).
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