7
Espèces invasives : espèces définies comme étant établies qui ont surmonté les barrières
biotiques et abiotiques et qui sont capables de se disséminer loin de leur zone d'introduction
initiale par la production d'une progéniture fertile avec un impact notable, tel qu'une menace
pour la diversité ou l'abondance des espèces indigènes, l'environnement et la santé publique,
la stabilité écologique des écosystèmes, les activités économiques qui dépendent de ces
écosystèmes, et la santé humaine (Zenetos et al., 2010)
Espèces envahissantes : Une espèce est qualifiée d’envahissante quand elle colonise un
écosystème dans lequel elle n’avait jamais été présente. L’échelle de temps considérée est
écologique, correspond aux cycles biologiques et aux rythmes de renouvellement de
générations des espèces présentes, et n’est pas évolutive. Le succès de l’invasion est
augmenté si les prédateurs ou les compétiteurs de l’espèce introduite n’existent pas ou ont été
éliminés. Les introductions dans des écosystèmes naturellement ou secondairement pauvres
en espèces n’ont des impacts plus grands que si la diversité naturelle est élevée (Moutou et
al., 2010)
Espèces vagabonde : Ce sont des espèces qui, par des moyens naturels, atteignent parfois des
zones géographiques ou elles ne sont normalement pas présentes, elles ne s’y établissent pas
(Boudouresque, 2012). En général les individus des espèces vagabondes appartiennent à des
espèces migratrices qui s’écartent accidentellement de leurs trajectoires, comme les oiseaux et
les mammifères marins (Eno et al., 1997)
II. Historique des travaux sur les espèces non indigènes
1. En Méditerranée
La Méditerranée est reconnue comme l'un des plus importants points chauds de la biodiversité
marine (Myers et al., 2000 ; Coll et al.,2010) et est également considérée comme un hot-spot
ENI mondial (Ambrogi, 2000 ; Quignard et Tomasini, 2000) en termes de nombre d’espèces
introduites (Costello et al., 2010) et de taux d'introduction (Zenetos., 2010). En outre, les
zones portuaires méditerranéennes ont aussi été considérées comme des points chauds
importants pour l'introduction des ENI dans ce bassin au cours des dernières décennies
(OcchipintiAmbrogi et al., 2011 ; Roméo et al.,2015 ; Tempesti et al., 2020).
En Méditerranée, l'élaboration des inventaires ou des listes d’espèces introduites surtout à
plus grande échelle ainsi que le développement de bases de données Web pertinentes ont été
des tâches difficiles au cours des dernières décennies, de nombreux fonds et efforts étant
Espèces invasives : espèces définies comme étant établies qui ont surmonté les barrières
biotiques et abiotiques et qui sont capables de se disséminer loin de leur zone d'introduction
initiale par la production d'une progéniture fertile avec un impact notable, tel qu'une menace
pour la diversité ou l'abondance des espèces indigènes, l'environnement et la santé publique,
la stabilité écologique des écosystèmes, les activités économiques qui dépendent de ces
écosystèmes, et la santé humaine (Zenetos et al., 2010)
Espèces envahissantes : Une espèce est qualifiée d’envahissante quand elle colonise un
écosystème dans lequel elle n’avait jamais été présente. L’échelle de temps considérée est
écologique, correspond aux cycles biologiques et aux rythmes de renouvellement de
générations des espèces présentes, et n’est pas évolutive. Le succès de l’invasion est
augmenté si les prédateurs ou les compétiteurs de l’espèce introduite n’existent pas ou ont été
éliminés. Les introductions dans des écosystèmes naturellement ou secondairement pauvres
en espèces n’ont des impacts plus grands que si la diversité naturelle est élevée (Moutou et
al., 2010)
Espèces vagabonde : Ce sont des espèces qui, par des moyens naturels, atteignent parfois des
zones géographiques ou elles ne sont normalement pas présentes, elles ne s’y établissent pas
(Boudouresque, 2012). En général les individus des espèces vagabondes appartiennent à des
espèces migratrices qui s’écartent accidentellement de leurs trajectoires, comme les oiseaux et
les mammifères marins (Eno et al., 1997)
II. Historique des travaux sur les espèces non indigènes
1. En Méditerranée
La Méditerranée est reconnue comme l'un des plus importants points chauds de la biodiversité
marine (Myers et al., 2000 ; Coll et al.,2010) et est également considérée comme un hot-spot
ENI mondial (Ambrogi, 2000 ; Quignard et Tomasini, 2000) en termes de nombre d’espèces
introduites (Costello et al., 2010) et de taux d'introduction (Zenetos., 2010). En outre, les
zones portuaires méditerranéennes ont aussi été considérées comme des points chauds
importants pour l'introduction des ENI dans ce bassin au cours des dernières décennies
(OcchipintiAmbrogi et al., 2011 ; Roméo et al.,2015 ; Tempesti et al., 2020).
En Méditerranée, l'élaboration des inventaires ou des listes d’espèces introduites surtout à
plus grande échelle ainsi que le développement de bases de données Web pertinentes ont été
des tâches difficiles au cours des dernières décennies, de nombreux fonds et efforts étant
