Chapitre II Les bactéries marines dégradantes les hydrocarbures
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Figure Ⅱ.3. Effets des composés tensio-actives (Klein et al., 2010).
Les observations par microscopie confocale du biofilm formé par la bactérie sur l’eicosane et sur
l’hexadécane ont permis de suivre les différents stades de développement du biofilm.
Dans un premier temps, le biofilm, d’environ 20 μm d’épaisseur, est constitué d’un ensemble de
plusieurs couches de cellules englobées dans une matrice contenant un glyco-conjugué,
probablement un polysaccharide, mis en évidence par la lectine PSA. Le biofilm est hétérogène car il
ne recouvre pas entièrement la surface de l’hexadécane. Après 24 h d’incubation, des cellules isolées
adhérées aux cristaux d’eicosane sont visibles. A 48 h, elles sont agencées en microcolonies et
développent une matrice de polysaccharides qui est détectée par la lectine PSA. Il n’est pas encore
établi si ce stade de microcolonies provient du rassemblement de bactéries par migration à l’interface
et/ou d’une division cellulaire de cellules adhérées. De plus, des microcolonies de tailles et
d’épaisseurs différentes sont présentes simultanément indiquant que la formation du biofilm ne se fait
pas de manière homogène. Les jours suivants, le biofilm se développe par l’expansion des
microcolonies. A 120 h, toute la surface de l’eicosane est recouverte par le biofilm. D’autre part, quel
que soit l’hydrocarbure, il a été observé que le biofilm de Marinobacter se désagrège complètement
au bout d’un certain temps d’incubation. Une hypothèse est que les cellules au plus près de
l’interface n’ont plus accès à suffisamment d’oxygène pour maintenir ce style de croissance et
entraînent le démantèlement de la structure (Mounier 2013).
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