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Introduction générale
La pollution des mers et des océans par le pétrole est un fléau qui affecte profondément la faune et
la flore marine mais le grand public ne s’y intéresse que quand des accidents spectaculaires
surviennent (un pétrolier qui se brise ou une plateforme qui explose). Chaque année, plus de 400 000
tonnes de pétrole sont délibérément déversées dans l’océan du fait des déballastages et dégazages. Le
pétrole est devenu, à partir des années 50, la première source d’énergie dans le monde. Il satisfait plus
de 30 % des besoins énergétiques. L’Algérie exporte 540 000 barils/jour sur une production totale
d’environ 1,1 million de barils/jour. La mer méditerranée est particulièrement vulnérable à cette
pollution, ses conséquences sur la faune et la flore sont à la fois physique (étouffement des habitats,
engluement) et toxique (contamination des organismes par processus chimique) (Fingas et
Fieldhouse, 2012). La gravité de cette pollution dépend des conditions environnementales,
météorologiques de la sensibilité du milieu, la quantité et le type d’hydrocarbures déversés. Les
hydrocarbures sont considérés comme des contaminants prioritaires des écosystèmes marins du fait de
leur faible solubilisation dans les milieux aqueux et leur adsorption aux particules solides. De plus, ils
présentent un risque toxicologique important même à des faibles concentrations, notamment par leurs
propriétés mutagènes et cancérigènes (Duran et Cravo-Laureau, 2016).
De ce fait des mesures efficaces sont nécessaire pour surveiller attentivement l’état de la pollution,
mieux comprendre l’origine et la dynamique du polluant et surtout pour préserver et restaurer
l’environnement. Il est donc nécessaire de développer des techniques fiables et efficaces de
dépollution. La plupart des méthodes physique et chimique sont couteuses et non respectueuses de
l’environnement (Azubuike et al., 2016). Toutefois, une approche biologique par bioremédiation peut
être envisagée. Elle utilise le pouvoir épurateur des microorganismes de l’environnement, et présente
l’avantage d’être peu invasive et moins onéreuse (Nikitha et al., 2017). Les recherches actuelles
s’orientent vers l’élimination des hydrocarbures par des bioprocédés dont l’intérêt de ces nouvelles
techniques réside surtout dans l’aspect non polluant et l’absence de sous-produits chimiques. La
biodégradation par les populations naturelles de microorganismes est considérée comme le
mécanisme principal par lequel la plupart des polluants xénobiotiques, notamment les hydrocarbures
sont éliminés de l’environnement (Nikitha et al., 2017). Ce processus utilise des microorganismes
pour dégrader ou éliminer les polluants, tels que les hydrocarbures et métaux lourds (Alisi et al., 2009
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