CHAPITRE Ⅲ : RÉSULTATS ET DISCUSSION
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Les irrégularités des dominances de certaines espèces - aux dépens d’autres -, pourrait
s’expliquer par la probable exposition aux stress anthropiques propres à une station.
Du point de vue qualitatif, il apparait que les Ceramiales sont les mieux représentés au niveau
des deux stations, enregistrant respectivement, des dominances de 32,4% et de 38,5%, à Ain
Tagouraït et Bou Ismaïl.
En effet, à Ain Tagouraït, on note la prédominance de Palisada perforata - connue
précédemment sous le nom de Laurencia papillosa- avec un recouvrement moyen spécifique de
8,5%, suivie par Xiphosiphonia pennata (3,9%), alors qu’à Bou Ismaïl, plusieurs espèces de
Ceramiales sont présentes, dont les principales sont Ceramium virgatum (1,53%), Chondria sp.
(1,1%) et Centroceras clavulatum (1%).
Les Ceramiales, remplacent les peuplements les plus sensibles tel que le peuplement à
Cystoseira amentacea var. stricta dans les conditions d’eutrophisation (MONTESANTO et
PANAYOTIDIS, 2001).
Quant aux Corallinales, ils occupent le deuxième rang à Ain Tagouraït (DQ%=13,5), alors qu’à
Bou Ismaïl, c’est plutôt les Dictyotales (DQ%=10,3) qui sont au second rang.
Les Corallinales à Ain Tagouarait sont représentés essentiellement par l’épiphyte Jania rubens
qui abonde à la fois comme épiphyte de la strate élevée et comme constituante de la sous-strate,
contrairement à Bou Ismaïl, où aucune espèce appartenant au genre de Jania n’est enregistrée.
Jania rubens fait partie des espèces ne tolérant pas des conditions eutrophes (KABRANE, 2012).
Au niveau des deux stations, les Dictyotales sont pareillement représentés, affichant des
dominances équitables (DQ%=10,8 ; DQ%=10,3) ; les principales espèces recensées sont :
Dictyopteris polypodioides et Dictyota spiralis.
Les Cladophorales -connues pour être rencontrées dans les eaux chargées en matières azotées
et également bien chargées en phosphates (BUTCHER 1933 ; TEN CATE et al., 1991 ; in
GRASMUCK, 1994). - enregistrent également des dominances qualitatives plus ou moins,
proches (DQ%=2,70 ; DQ%=5,13) respectivement à Ain Tagouraït et Bou Ismaïl.
Malgré les importants recouvrements que peuvent atteindre les peuplements d’Ulvales et de Fucales, ils
demeurent néanmoins qualitativement très peu abondants et ce au niveau des deux stations.
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