CHAPITRE Ⅲ : RÉSULTATS ET DISCUSSION
37
Les Cystoseires sont très sensibles aux variations du milieu (pollution, turbidité, surpâturage) ;
elles s'altèrent à la fois dans le temps et dans l'espace jusqu’à l’extinction tout au long du
gradient d’enrichissement, pour laisser place à des peuplements plus résistants (BILLAN
SANTINI, 1969 ; PINEDO et al., 2007 ; AREVALO et al., 2007).
La vulnérabilité des Fucophycées vis-à-vis des impacts des eaux usées et des effluents
industriels est avérée (SOLTAN et al., 2001), comme en témoigne leur régression dans toute la
Méditerranée (BOUDOURESQUE et al., 1990).
À Bou Ismaïl, les Ulvales sont constitués principalement de l’espèce Ulva lactuca avec un
recouvrement moyen de 14%. Il s’agit d’une espèce appartenant au groupe des opportunistes,
qui supporte souvent assez bien le fort ensoleillement, les variations de salinité ou de
températures et aussi l'abondance des nitrates (GRAMULIN-BRIDA et al., 1967).
En effet, l’absence des Fucales et la prédominance des Ulvales au niveau de Bou Ismaïl pourrait
s’expliquer par un possible impact des eaux entrophes - riche en matières organiques- véhiculées
par les effluents.
Les Corallinales, quant à eux, sont essentiellement représentés, au niveau de Bou Ismaïl, par
deux espèces distinctes : Ellisolandia elongata - précédemment connue sous le nom de
Corallina elongata - et Corallina officinalis, toutes deux inféodées aux eaux moyennement
polluées et sont susceptibles même, de s'étendre dans des zones franchement polluées.
C.officinalis présente un pourcentage de recouvrement assez important (RM%=14,83).
L’abondance quantitative remarquable des Gigartinales est essentiellement due au pourcentage
élevé de l’espèce Hypnea musciformis (RM%=13). Celle-ci constitue, au côté de
Chondracanthus acicularis des espèces préférant les eaux eutrophiques (GAMULIN-BRIDA
et al., 1967).
Les autres groupes systématiques sont assez faiblement représentés ; notant l’absence des
Bryopsidales et Cutleriales à Ain Tagouarït, contrairement à Bou Ismaïl, où ils sont
respectivement représentés par une seule espèce : Bryopsis plumosa et Cutleria multifida ; ces
dernières sont indicatrices de milieux enrichis en matières organiques, fréquentes dans les
milieux portuaires (PhIP) (BOUDOURESQUE et al., 1977 ; in BOUDOURESQUE 1984).
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Les Cystoseires sont très sensibles aux variations du milieu (pollution, turbidité, surpâturage) ;
elles s'altèrent à la fois dans le temps et dans l'espace jusqu’à l’extinction tout au long du
gradient d’enrichissement, pour laisser place à des peuplements plus résistants (BILLAN
SANTINI, 1969 ; PINEDO et al., 2007 ; AREVALO et al., 2007).
La vulnérabilité des Fucophycées vis-à-vis des impacts des eaux usées et des effluents
industriels est avérée (SOLTAN et al., 2001), comme en témoigne leur régression dans toute la
Méditerranée (BOUDOURESQUE et al., 1990).
À Bou Ismaïl, les Ulvales sont constitués principalement de l’espèce Ulva lactuca avec un
recouvrement moyen de 14%. Il s’agit d’une espèce appartenant au groupe des opportunistes,
qui supporte souvent assez bien le fort ensoleillement, les variations de salinité ou de
températures et aussi l'abondance des nitrates (GRAMULIN-BRIDA et al., 1967).
En effet, l’absence des Fucales et la prédominance des Ulvales au niveau de Bou Ismaïl pourrait
s’expliquer par un possible impact des eaux entrophes - riche en matières organiques- véhiculées
par les effluents.
Les Corallinales, quant à eux, sont essentiellement représentés, au niveau de Bou Ismaïl, par
deux espèces distinctes : Ellisolandia elongata - précédemment connue sous le nom de
Corallina elongata - et Corallina officinalis, toutes deux inféodées aux eaux moyennement
polluées et sont susceptibles même, de s'étendre dans des zones franchement polluées.
C.officinalis présente un pourcentage de recouvrement assez important (RM%=14,83).
L’abondance quantitative remarquable des Gigartinales est essentiellement due au pourcentage
élevé de l’espèce Hypnea musciformis (RM%=13). Celle-ci constitue, au côté de
Chondracanthus acicularis des espèces préférant les eaux eutrophiques (GAMULIN-BRIDA
et al., 1967).
Les autres groupes systématiques sont assez faiblement représentés ; notant l’absence des
Bryopsidales et Cutleriales à Ain Tagouarït, contrairement à Bou Ismaïl, où ils sont
respectivement représentés par une seule espèce : Bryopsis plumosa et Cutleria multifida ; ces
dernières sont indicatrices de milieux enrichis en matières organiques, fréquentes dans les
milieux portuaires (PhIP) (BOUDOURESQUE et al., 1977 ; in BOUDOURESQUE 1984).
