CHAPITRE II. MATÉRIEL ET MÉTHODES
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niveau trophique spécifique (Pauly et Christensen, 2000 ; Stergiou et Karpouzi, 2002), (3) la
relation entre la morphologie du prédateur et ses habitudes alimentaires (Costa et Cataudella,
2007), (4) la compétition interspécifique sur la ressource trophique (Harmelin-Vivien et al., 1989
; Tanaka et al., 2006), (5) la sélection des proies (Zander et Berg, 1984 ; Stergiou et Fourtouni,
1991), notamment chez les formes larvaires (Islam et al., 2006 ; Rowlands et al., 2006 ; Nunn et
al., 2007), (6) les interactions prédateurs proies (Scharf et al., 2000), (7) la distribution des
ressources avec la latitude (Pauly, 2000), (8) les changements ontogénétiques, saisonniers
(Rodriguez-Ruiz et al., 2002 ; Matic-Skoko et al., 2004 ; Hajisamae et al., 2006) et
bathymétriques de l’alimentation (Preciado et al., 2006) ainsi que (9) l’invasion des espèces
(Golani et Galil, 1991).
Compte tenu des difficultés inhérentes à l’observation des habitudes alimentaires en milieu
naturel, l’analyse des contenus stomacaux ou digestifs semble être la méthode propice et
certainement la plus utilisée pour étudier le régime alimentaire (Valente, 1992) et les niveaux
trophiques des poissons en milieu naturel (Stergiou et Karpouzi, 2002). Les avantages et les
inconvénients des méthodes d’analyses du régime alimentaire (méthodes numériques,
gravimétriques, volumétriques, d’occurrence, dominances, points, etc…) sont discutées dans de
nombreux travaux (Windell, 1971 ; Windell et Bowen, 1978 ; Berg, 1979 ; Hyslop, 1980 ;
Rosecchi et Nouaze, 1987 ; Tirasin et Jørgensen, 1999 ; Andersen et Bayer, 2008).
Le présent travail a pour objectif de fournir des données complémentaires sur la composition et
les variations du régime alimentaire de cette espèce le long des côtes centre de l’Algérie.
II.3.2. Prélèvement et conservation des tubes digestifs
L’étude du régime alimentaire a été effectuée sur la totalité du tube digestif en raison de la
présence de proies dans l’intestin. Après dissection des poissons, les tubes digestifs sont prélevés
au niveau supérieur de l’œsophage (près de la cavité buccal) et la papille uro-génital (l’anus) et
en suite ils sont conservés dans des piluliers étiquetés et remplis de formol à 10 % afin de durcir
les tissus de la paroi stomacale, permettant ainsi une bonne identification (Sorbe, 1972), en outre
il arrête l’action de digestion chimique causée par les acides gastriques encore présents dans les
estomacs des poissons même après leur débarquement et faciliter l’observation des proies.
II.3.3. Méthodes d'analyse
Les tubes digestifs sont sectionnés longitudinalement à l’aide d’une paire de ciseau, et vidés de
leurs contenus sans gratter les parois internes dans des boites de Pétri. Après identification à la
loupe binoculaire ou au microscope à faible grossissement, les proies ingérées sont dénombrées
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niveau trophique spécifique (Pauly et Christensen, 2000 ; Stergiou et Karpouzi, 2002), (3) la
relation entre la morphologie du prédateur et ses habitudes alimentaires (Costa et Cataudella,
2007), (4) la compétition interspécifique sur la ressource trophique (Harmelin-Vivien et al., 1989
; Tanaka et al., 2006), (5) la sélection des proies (Zander et Berg, 1984 ; Stergiou et Fourtouni,
1991), notamment chez les formes larvaires (Islam et al., 2006 ; Rowlands et al., 2006 ; Nunn et
al., 2007), (6) les interactions prédateurs proies (Scharf et al., 2000), (7) la distribution des
ressources avec la latitude (Pauly, 2000), (8) les changements ontogénétiques, saisonniers
(Rodriguez-Ruiz et al., 2002 ; Matic-Skoko et al., 2004 ; Hajisamae et al., 2006) et
bathymétriques de l’alimentation (Preciado et al., 2006) ainsi que (9) l’invasion des espèces
(Golani et Galil, 1991).
Compte tenu des difficultés inhérentes à l’observation des habitudes alimentaires en milieu
naturel, l’analyse des contenus stomacaux ou digestifs semble être la méthode propice et
certainement la plus utilisée pour étudier le régime alimentaire (Valente, 1992) et les niveaux
trophiques des poissons en milieu naturel (Stergiou et Karpouzi, 2002). Les avantages et les
inconvénients des méthodes d’analyses du régime alimentaire (méthodes numériques,
gravimétriques, volumétriques, d’occurrence, dominances, points, etc…) sont discutées dans de
nombreux travaux (Windell, 1971 ; Windell et Bowen, 1978 ; Berg, 1979 ; Hyslop, 1980 ;
Rosecchi et Nouaze, 1987 ; Tirasin et Jørgensen, 1999 ; Andersen et Bayer, 2008).
Le présent travail a pour objectif de fournir des données complémentaires sur la composition et
les variations du régime alimentaire de cette espèce le long des côtes centre de l’Algérie.
II.3.2. Prélèvement et conservation des tubes digestifs
L’étude du régime alimentaire a été effectuée sur la totalité du tube digestif en raison de la
présence de proies dans l’intestin. Après dissection des poissons, les tubes digestifs sont prélevés
au niveau supérieur de l’œsophage (près de la cavité buccal) et la papille uro-génital (l’anus) et
en suite ils sont conservés dans des piluliers étiquetés et remplis de formol à 10 % afin de durcir
les tissus de la paroi stomacale, permettant ainsi une bonne identification (Sorbe, 1972), en outre
il arrête l’action de digestion chimique causée par les acides gastriques encore présents dans les
estomacs des poissons même après leur débarquement et faciliter l’observation des proies.
II.3.3. Méthodes d'analyse
Les tubes digestifs sont sectionnés longitudinalement à l’aide d’une paire de ciseau, et vidés de
leurs contenus sans gratter les parois internes dans des boites de Pétri. Après identification à la
loupe binoculaire ou au microscope à faible grossissement, les proies ingérées sont dénombrées
