Matériels & méthodes
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l’antioxydant naturel se fait par le calcul d’IC50 qui est définie comme la Concentration
minimale de l’antioxydant pour la réduction de 50% du radical libre) (Yaici et al., 2019). En
ce qui concerne le contrôle négatif, ce dernier a été préparé en parallèle en mélangeant 200 µl
d’éthanol avec 800 µl d'une solution éthanoïque de DPPH à la même concentration. Tous les
tests ont été réalisés avec trois répétitions pour chaque concentration.
Les résultats de tous les tests sont exprimés en moyennes ± SD d'analyses en trois essais. Les
valeurs de IC50 sont calculées par la méthode de régression linéaire à partir de la courbe [%
inhibition = f (concentrations)].
II.5. Évaluation de l’activité antimicrobienne de l’extrait obtenu
Les recherches effectuées sur les extraits d’algues marines ont révélé l’activité antibactérienne
de certaines espèces, aussi bien sur des bactéries Gram + ou Gram – (KUMAR ET
RENGASAMY, 2008).
Les polyphénols notamment les flavonoïdes et les tannins sont reconnus par leur toxicité vis à
vis des microorganismes. Le mécanisme de toxicité peut être lié à l'inhibition des enzymes
hydrolytiques (les protéases et les carbohydrolases) ou d'autres interactions avec les protéines
de transport et d'enveloppe cellulaire (COWAN, 1999).
L’évaluation de l’activité antimicrobienne de l’extrait phénolique d’Ulva lactuca est effectuée
selon la méthode des aromatogrammes décrite par (BAUER et al. 1966) qui consiste à
réaliser des antibiogrammes en boite petri, contenant des milieux de culture, préalablement
ensemencés par des bactéries, en présence de disques en cellulose imprégnés par l’extrait
d’algue ou avec des puits creusés dans le milieu de culture contenant l’extrait.
II.5.1. Mode opératoire
Les germes qui ont fait l'objet des tests antibactériens font partie des microorganismes
rencontrés en pathologie humaine. Il s’agit de Bacillus subtilis (Gram+), Staphylococcus
haemolyticus (Gram+) et Escherichia coli (Gram-). Ces germes étaient conservés à -20°C
donc le passage par une étape de revivification avant ensemencement était primordial.
a) Revivification des souches bactériennes
Les trois souches que nous avons utilisées dans notre étude étaient conservées à -20°C, nous
avons procédé à la revivification par l’ensemencement de ces dernières dans le milieu
bouillon Cœur-Cervelle (BHIB = Brain Heart Infusion Broth) puis les incuber dans une étuve
à 37°C pendant 24h (Figure II.13).
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Extraction des molécules d’intérêt médical à partir d’une algue marine - 48/73

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