Partie I : Cadre conceptuel
Chapitre 1 : Synthèse bibliographique
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tous drainés vers les eaux côtières. Par conséquent, il existe un besoin urgent d'une gestion
intelligente de la zone côtière, nécessitant l'accès à des données à jour, exactes et au moment
voulu, ces données, c'est la géomatique qui les fourni.
4.1. Exemples de risques côtiers étudiés sous l’angle de la géomatique
Elle va consister à exploiter au mieux l’information disponible pour effectuer une
segmentation de l’espace à fondement probabiliste. Diverses solutions sont envisageables,
depuis une mise en relation d’informations les unes avec les autres jusqu’au recours à de la
modélisation. Le choix porte aussi sur le degré d’intégration de l’information géographique :
information à l’objet ou à la zone. Quelques démarches sont évoquées ci-après. Leur
présentation repose sur une logique utilitaire depuis une assistance machine faible dans le
processus de prise de conscience puis de décision jusqu’à une assistance informatique totale
depuis la prise de conscience jusqu’à la décision.
4.1.1. Etude de risque d’érosion côtière sous l’angle de la géomatique
L’unique valeur est la distance simple au trait de côte dR et les surfaces sont déclarées à
risque lorsqu’elles se situent à x distance du trait de côte reculant en fonction du temps dT à la
vitesse dR/dT, cette vitesse étant en fait une distance-temps (dR/dT).
La création de cet indice repose sur plusieurs étapes. D’abord, le recul côtier est cartographié
à plusieurs dates. Ensuite, le recul est extrapolé raisonnablement dans un futur proche de
façon linéaire et selon une métrique euclidienne (création d’un buffer). Il est enfin intersecté
avec une cartographie d’occupation du sol. Chaque classe d’occupation du sol reçoit, par cette
intersection, une valeur fonction de sa distance au trait de côte et entre, ou non, dans la bande
risque face au recul côtier. Des statistiques peuvent ainsi être construites en comptabilisant les
surfaces se trouvant à x m de l’actuel trait de côte et de ce fait exposées à un risque. Chaque
objet est caractérisé par un attribut distance et un attribut thématique.
4.1.2. Etude de la vulnérabilité côtière sous l’angle de la géomatique
Prenons l’exemple du CVI (Coastal Vulnerability Index) imaginé par Gornitz V. (1991). Une
base de données est constituée de 6 variables : la géomorphologie côtière, la pente de la côte,
la variation relative du niveau de la mer, la variation transversale du trait de côte (érosion /
accrétion), l’amplitude de la marée, la hauteur des vagues. Chaque variable est codée en 5
niveaux ordinaux, de 1 (faible risque) jusqu’à 5 (très haut risque).
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