Partie IV
Chapitre 1 : Évaluation de la vulnérabilité physique et socio-économique
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1.2. Indice de vulnérabilité socio-économique
1.2.1. Méthodologie
Les zones côtières sont densément peuplées et très productives [McGranahan et al., 2007;
Small et Nicholls, 2003]. Ces zones sont très convoitées par diverses activités économiques :
industrielles, commerciales, agricoles et touristiques. Le développement incontrôlé et
l’urbanisation anarchique rendent ces milieux dégradables. L’évaluation de la vulnérabilité
des composantes socio-économiques est une nécessité pour estimer leur degré de sensibilité
pour les protéger [Gornitz, 1993]. La majorité des études de vulnérabilité des côtes porte sur
l’aspect physique. Plusieurs auteurs ont admis que l’inclusion de l’aspect socio-économique
dans l’évaluation de la vulnérabilité améliore la qualité d’étude et identifiait les zones côtières
les plus vulnérables [Djouder, 2018; Felsenstein et Lichter, 2014; McLaughlin et Cooper,
2010; McLaughlin et al., 2002].
La méthode de l’évaluation de la vulnérabilité socio-économique d’une côte développée pour
la première fois par McLaughlin et al., [2002] et améliorée par McLaughlin and Cooper,
[2010]. Généralement l’étude de vulnérabilité socio-économique d’une côte, nécessite six
variables : ces variables sont ; les agglomérations, le réseau routier, les chemins de fers,
occupation des sols, le patrimoine culturel, statuts de protection [McLaughlin et Cooper,
2010; McLaughlin et al., 2002]. D’après la communauté scientifique et les décideurs, ces
variables sont des composantes essentielles des régions côtières mondiales. C’est la raison de
les utiliser pour évaluer la vulnérabilité socio-économique de la côte de Cherchell.
Chaque variable socioéconomique est classée sur une échelle de 1 à 5 en fonction de leur
degré de vulnérabilité à l’érosion côtière et aux submersions marines. La valeur 1 correspond
à un risque très faible alors que la valeur 5 correspond à un risque très élevé (Tableau 7). De
ce fait les segments côtiers les plus vulnérables sont ceux qui contiennent des tissus urbains
importants, un réseau routier développé, des sites historiques et culturels. Les moins
vulnérables correspondent, à des zones libres de toute intervention humaine.
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