Partie III
Chapitre 2 : Intrusion marine dans l’aquifère côtier de Cherchell
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Introduction
Les zones côtières sont des éléments socio-économiques d’une véritable importance pour le
présent et l'avenir. Les interférences humaines affectent ces milieux fragiles et menacent leurs
durabilités telles que les aquifères d’eau douce. Les aquifères côtiers sont des sources
majeures d’approvisionnement en eau douce, en particulier dans les zones à faible
pluviométrie. Les réserves d’eau souterraine sont généralement très stables car le temps
d’écoulement des eaux souterraines est très lent [Niazi, 2007]. En effet cette ressource
précieuse est menacée par la surexploitation et la diminution des niveaux piézométriques,
d’où la possibilité d’être contaminé par l’intrusion des eaux salées marines [Niazi, 2007]. Les
impacts du changement climatique, (faibles précipitations et l’élévation attendue du niveau de
la mer), pourraient accroître la salinité des aquifères côtiers [Medejerab et Henia, 2011;
Szczypta, 2012]. Ce risque a fait l’objet de plusieurs études à travers le monde ; Inde
[Chachadi et al., 2003], Portugal [Lobo-Ferreira et al., 2003], USA [Moghaddam et al.,
2019; Tasnim et Tahsin, 2016], Maroc [Batchi et al., 2014; Batchi et al., 2017; Niazi, 2007],
Tunisie [Saidi et al., 2011].
L’Algérie, n’est pas à l’abri de ce risque et plusieurs études en été effectués ces dernières
années pour l’évaluation de la vulnérabilité des aquifères côtiers à l’intrusion marine, dont en
cite, Guerbes-Annaba [Guezgouz et al., 2013], El Nador-Tipaza [Bouderbala et al., 2016],
Mitidja [Djoudar et al., 2017], Bouteldja-El Taref [Hallal et al., 2019], Souk el ThenineBejaya [Boudjelil et Djafari, 2018], Collo-Skikda [Djabri et al., 2019; Mahrez et al., 2018].
La plaine alluviale de Cherchell, dans la région nord-centre de l'Algérie, est l'une des zones
côtières caractérisées par des vocations agricoles et touristiques. Le choix de cette zone
répond aux perturbations hydrologiques que connaît la région après la construction de
barrages Boukerdene en 1992 dans le sous-bassin versant de la région, à environ 11 km de la
côte, et à 3 km de l’aquifère. Ce barrage piège les eaux tombées dans ce sous bassin versant,
empêchant l’écoulement de l’eau et l’alimentation de l’aquifère, ainsi ses lâcher riches en
fraction fine colmatent les sols en empêchant l’infiltration d’eau dans le sol et donc la
recharge de l’aquifère. Ce qui a provoqué la baisse des niveaux piézométriques [Tadrist et al.,
2016] et l'intrusion d'eau de mer tendent à le confirmer.
La méthodologie adoptée dans ce travail, est fondée sur celle établie du modèle GALDIT,
destinée aux aquifères côtiers [Chachadi et Lobo-Ferreira, 2001a] et modifiée par les mêmes
auteurs en 2005. Cette méthode permet d'évaluer la sensibilité et la qualité des eaux
souterraines côtières, par la détermination des caractéristiques intrinsèques de l'aquifère
[Lobo-Ferreira et al., 2003]. Ce modèle est basé sur six paramètres : présence d’eau
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