CHAPITRE I. ETAT DE L’ART
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I.2. Côte Algérienne et flux du courant Atlantique: conséquences hydrologiques et
hydrodynamiques
La côte Algérienne s’étend de la mer d’Alboran à l’ouest, (1°W à 0°E) et le bassin Algérien à
l’est, (0°E à 8°E). En Méditerranée, l’évaporation intense, qui excède les apports fluviaux et
les précipitations, induit une baisse du niveau de la mer. Par conséquent, le déficit est
compensé par l’entrée d’eau Atlantique (salinité inférieur à 36.5) via le Détroit de Gibraltar.
I.2.1. Mer d’Alboran
L’eau Atlantique se mélange aux eaux sub-superficielles de la Méditerranée. Il se forme une
couche d’eau Atlantique dont sa salinité est modifiée (entre 36.5 et 36.6 (Millot, 1999)): la
MAW (Modified Atlantique Water). Cette dernière s’écoule sous la forme d’un jet instable;
de l’ouest vers l’est, elle génère des tourbillons anticycloniques et cycloniques (Millot, 1999).
Dans la mer Alboran vers 1°W, la MAW forme deux tourbillons anticycloniques: le tourbillon
occidental (permanent) et le tourbillon oriental (occasionnel) (Millot, 1987; Vargas-Yáez et
al., 2002). De la côte espagnole (2°W) vers la côte Algérienne (1°W) un jet intense est à
l’origine du front Almeria-Oran (AO) (Arnone et al., 1990) (Fig. 9).
C’est une zone fortement productive qui s’installe entre les eaux de surface d'origine
atlantique, relativement froides et peu salées, et celles de la Méditerranée occidentale plus
salées (Allen et al., 2001; Fielding et al., 2001). Les concentrations chlorophylliennes sont
élevées (jusqu'à 23 mg.m
-3 ) (Prieur et al., 1993). Dans les eaux méditerranéennes
avoisinantes, la teneur de la Chlorophylle a est de 0,5 mg.m
-3 . Ce sont des eaux oligotrophes
(Prieur et al., 1993; Hafferssas et Seridji, 2010 ).
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