CHAPITRE IV. DISCUSSIONS
163
IV.3. Distribution quantitative: variabilités saisonnières, géographiques et statut écologique
des espèces caractéristiques
Les stocks quantitatifs des Medusozoa des côtes Algériennes sont caractérisés par des
périodes de proliférations (plus de 50 individus.m
-3 en moyenne). Celles-ci sont signalées
essentiellement entre 2012 et 2014. A l’exception de ces dernières, les niveaux quantitatifs
(moins de 25 individus.m
-3 ) sont similaires à ceux décrits sur les côtes tunisiennes (Touzri et
al., 2012) et en mer Catalane (Sabatés et al., 2010).
Les Siphonophores sont les composantes majeures des Medusozoa des côtes Algériennes
(60% des abondances totales). Ces carnivores occupent les premiers rangs d’importances au
sein des stocks macrozooplanctoniques (Pugh, 1989; Carré et Carré, 1991). Ces observations
rejoignent celles évoquées dans certains écosystèmes de l’océan mondial (Pugh, 1989; Carré
et Carré, 1991; Mapstone, 2009; Licandro et al., 2012; Khames et Hafferssas, 2018).
En relation avec la variabilité saisonnière, la répartition de leurs abondances totales évolue
selon un certain gradient côte - large. Il y est croissant en périodes printanière et estivale et
décroissant en automne et en hiver. Cette variabilité quantitative semble étroitement liée aux
espèces dominantes, principalement aux populations de M. atlantica, A. tetragona et L.
subtilis. Il s’agit des espèces de Siphonophores les plus abondantes de la Méditerranée
occidentale (Lučić et al., 2005, Sabatés et al., 2010).
Dans l’ensemble, les peuplements de Méduses sont moins abondants (environ 30%). Elles se
répartissent entre les formes holoplanctoniques (Trachyméduses et Narcoméduses) ou
méroplanctoniques (Anthoméduses et Leptoméduses). Sur le plan quantitatif, les premières
formes citées sont les plus contributives. Elles ont surtout une préférence hauturière (Bouillon
et al., 2004; Sabatés et al., 2010). Les Méduses méroplanctoniques occupent les eaux côtières.
Cette répartition est expliquée par leurs cycles de développement (Bouillon et al., 2004;
Sabatés et al., 2010). Les Trachyméduses (A. hemistoma, R. velatum) et la Scyphoméduse (P.
noctiluca) en sont les plus dominantes au sein des eaux épipélagiques de la côte Algérienne.
Cette composition reste similaire à celle décrite le long des côtes sud occidentale de la
Méditerranée (Touzri et al., 2010), en mer de Ligue (Berhaut, 1969; Goy, 1972), mer
Catalane (Gili et al., 1987) et en mer Adriatique (Benović et Bender, 1987; Lučić et al., 2005;
Batistić et al., 2007; Lučić et al., 2009).
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IV.3. Distribution quantitative: variabilités saisonnières, géographiques et statut écologique
des espèces caractéristiques
Les stocks quantitatifs des Medusozoa des côtes Algériennes sont caractérisés par des
périodes de proliférations (plus de 50 individus.m
-3 en moyenne). Celles-ci sont signalées
essentiellement entre 2012 et 2014. A l’exception de ces dernières, les niveaux quantitatifs
(moins de 25 individus.m
-3 ) sont similaires à ceux décrits sur les côtes tunisiennes (Touzri et
al., 2012) et en mer Catalane (Sabatés et al., 2010).
Les Siphonophores sont les composantes majeures des Medusozoa des côtes Algériennes
(60% des abondances totales). Ces carnivores occupent les premiers rangs d’importances au
sein des stocks macrozooplanctoniques (Pugh, 1989; Carré et Carré, 1991). Ces observations
rejoignent celles évoquées dans certains écosystèmes de l’océan mondial (Pugh, 1989; Carré
et Carré, 1991; Mapstone, 2009; Licandro et al., 2012; Khames et Hafferssas, 2018).
En relation avec la variabilité saisonnière, la répartition de leurs abondances totales évolue
selon un certain gradient côte - large. Il y est croissant en périodes printanière et estivale et
décroissant en automne et en hiver. Cette variabilité quantitative semble étroitement liée aux
espèces dominantes, principalement aux populations de M. atlantica, A. tetragona et L.
subtilis. Il s’agit des espèces de Siphonophores les plus abondantes de la Méditerranée
occidentale (Lučić et al., 2005, Sabatés et al., 2010).
Dans l’ensemble, les peuplements de Méduses sont moins abondants (environ 30%). Elles se
répartissent entre les formes holoplanctoniques (Trachyméduses et Narcoméduses) ou
méroplanctoniques (Anthoméduses et Leptoméduses). Sur le plan quantitatif, les premières
formes citées sont les plus contributives. Elles ont surtout une préférence hauturière (Bouillon
et al., 2004; Sabatés et al., 2010). Les Méduses méroplanctoniques occupent les eaux côtières.
Cette répartition est expliquée par leurs cycles de développement (Bouillon et al., 2004;
Sabatés et al., 2010). Les Trachyméduses (A. hemistoma, R. velatum) et la Scyphoméduse (P.
noctiluca) en sont les plus dominantes au sein des eaux épipélagiques de la côte Algérienne.
Cette composition reste similaire à celle décrite le long des côtes sud occidentale de la
Méditerranée (Touzri et al., 2010), en mer de Ligue (Berhaut, 1969; Goy, 1972), mer
Catalane (Gili et al., 1987) et en mer Adriatique (Benović et Bender, 1987; Lučić et al., 2005;
Batistić et al., 2007; Lučić et al., 2009).
