CHAPITRE IV. DISCUSSIONS
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une haute pression atmosphérique, aux valeurs thermiques et aux régimes des vents (Stenseth
et al., 2003; Molinero et al., 2009). Ces conditions climatiques persistent depuis quelques
décennies. Des phases de NAO positive longues ont été signalées (Molinero et al., 2009). En
effet, dans le contexte des changements globaux, les projections climatiques suggèrent une
dominance des NAO positives (IPCC, 2007 In Molinero et al., 2009).
IV.2. Biodiversité, variabilité saisonnière et comparaison avec les régions adjacentes
La faune des cnidaires planctoniques de l’océan mondial est composée par plus de 1000
espèces. Elles sont réparties en 840 espèces d’hydroméduses (Bouillon et Boero, 2000), 190
espèces de Scyphoméduses (Arai, 1997), 20 espèces de cuboméduses (Mianzan et Cornelius,
1999) et 200 espèces de Siphonophores (Pugh, 1999). La Méditerranée est peuplée d’une
centaine d’espèces (Boero et Bouillon, 1993; Bouillon, 1999); soit autour de 10% de la
biodiversité mondiale.
Sur les côtes Algériennes, les campagnes d’investigations réalisées entre 1°W à 7°E, de 2012
à 2017, ont recensé 62 espèces. La faune est représentée par 34 hydroméduses, 3
Scyphoméduses et 25 Siphonophores. Cette biodiversité est supérieure à celle resencée,
durant la campagne Mediprod V (34 espèces: 18 hydroméduses, 2 Scyphoméduses et 14
Siphonophores), entre 1°E et 5°E (Kerzabi, 2004). Certaines formes (Euphysora sp.,
Paratiara digitalis, Pandea conina, Eutima gegembauri, Tetraplatia volitans, Periphylla
periphylla, Physophora hydrostatica, Sulculeolaria biloba, Enneagonum hyalinum) ne font
partie de notre récente collection.
La composition de la biodiversité montre une variabilité saisonnière; les niveaux qualitatifs
sont plus importants en périodes printanière (39 espèces) et estivale (46 espèces). Ces
constations rejoignent celles évoquées le long des côtes tunisiennes (Daly Yahia et al. 2003;
Touzri et al., 2010). Cette variabilité serait reliée aux populations méroplanctoniques et
expliquée par leurs sensibilités aux changements environnementaux (Benovič et al., 2005).
La majorité des populations des côtes Algériennes ont été déjà citées dans les autres régions
de la Méditerranée (Tab. 58). Néanmoins, en comparaison avec de nombreux travaux issus de
la Méditerranée sud occidentale (Seguin, 1973; Dallot et al., 1988; Daly Yahia et al., 2003;
Kerzabi, 2004; Touzri et al., 2010 et 2012; Ounissi et al., 2016), les populations de
Halistemma rubrum, Forskalia contorta, Kantiella enigmatica, Proboscidactyla ornata,
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