CHAPITRE IV. DISCUSSIONS
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IV.1. Côtes Algériennes et caractéristiques hydroclimatiques
La situation hydrologique des côtes Algériennes entre les années 2012 et 2017 ont été décrites
à partir des données in situ. Les eaux superficielles (0 – 100 mètres) sont caractérisées par une
phase hiver – printemps relativement froide (Température ≈ 15°C - 17°C) et une phase été –
automne chaude (≈ 20°C – 26.5°C). Une variabilité saisonnière est évoquée. Cette dernière a
été déjà décrite par Shaltout et Omsledt (2014). En effet, dans le bassin Algérien, les
températures de surface varient globalement entre un minimum hivernal (14°C - 16°C) et
maximum estival (24.5°C – 24.9°C) (Shaltout et Omsledt, 2014). Cependant, des
températures hivernales légèrement plus faibles (inférieures à 14.60°C) ont été déjà relevées
le long des côtes Algériennes (Furnestin et Allain, 1962).
Dans l’ensemble, la salinité évolue suivant un gradient croissant de la côte occidentale (S ≈
36.10 - 36.55) vers la côte orientale (S ≈ 36.40 - 37.50). Celles-ci sont soumises au passage du
flux Atlantique (Millot, 1999). Au fur et à mesure de sa progression, il perd ses
caractéristiques océaniques (Atlantiques); salinité avoisinant 36.5 (Hafferssas et Seridji,
2010). En se mélangeant avec l’eau résidente, la salinité augmente (S > 36.9) (Raimbault et
al., 1993). Elle prend la dénomination d’Eau Atlantique Modifiée (Millot et Taupier-Letage,
2005).
Concernant les teneurs en chlorophylle a dans les eaux de surface, elles sont relativement
faibles, elles excèdent rarement 1 mg.m
-3
. Elles correspondent aux eaux d’un écosystème
oligotrophe. Ces résultats corroborent avec les travaux antérieurs (Raimbault et al., 1993;
Hafferssas et Seridji, 2010).
La distribution des concentrations chlorophylliennes présente également une variabilité
spatiale et temporelle. Les concentrations sont relativement plus élevées à la fin de la saison
hivernale (Mars) et durant la période estivale. Les valeurs maximales (0.80 à 1.60 mg.m
-3 ) ont
été observées au niveau des stations côtières (stations proches portuaires et celles situées près
de l’embouchure de oued El Hamiz). Ces concentrations caractériseraient les zones
eutrophisées.
Dans l’ensemble, l’indice de l’Oscillation Nord Atlantique (NAO) relatif à la période de
prélèvement (2012 -2017) est caractérisé par une alternance des phases positive et négative.
Néanmoins, la NAO positive est dominante. Sur les côtes Méditerranéenne, celle ci est liée à
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