Partie III : 1.Évaluation de la durabilité de la ZCA
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(Benbilidia, 2011; Hannachi et al., 2014). De nombreux travaux de remise en état d’anciennes
stations d’épuration (STEP) et l’installation de nouvelles Plusieurs projets d’irrigations à partir
des eaux usées traitées sont en cours d’études ou ont été déjà réalisés. L’utilisation des eaux
traitées peut se faire au niveau des communes (espaces verts, lavage des rues, lutte contre les
incendies, etc.), des industries (refroidissement) et du renouvellement des nappes (protection
contre l’intrusion des biseaux salés en bord de mer), ou bien encore pour lutter contre la
pollution des ressources en eau (oueds, barrages, nappes phréatiques, etc.) (Mozas and Ghosn,
2013). Concernant l’agriculture, deux projets sont en exploitation, notamment dans la wilaya de
Boumerdès, où 2 exploitants privés irriguent 89 ha d’arboriculture à partir des eaux usées traitées
de la STEP de Boumerdes (Benblidia, 2011).
Concernant les projections pour 2030 ; le calcul pour le scénario tendanciel ainsi que les
projections pour le scénario alternatif sont de 100%.
1.1.15 Tarification de l’eau
La valeur actuelle de cet indicateur est estimée à 60 DZD. Elle se rapproche davantage de la
valeur prévue par le scénario alternatif (70 DZD) mis en place en 2003 par les experts du PAC
(fig.49).
La gestion de la tarification de l’eau est un exercice complexe qui, à l’échelle mondiale, revient
principalement aux autorités publiques compte tenu des enjeux parfois contradictoires entre la
viabilité économique et la durabilité sociale (Boukhari and de Miras, 2019). En général, en
Algérie, les tarifs pratiqués pour la vente d’eau potable sont très inférieurs à ceux qui résultent du
calcul des coûts.
Afin d’assurer l’accessibilité financière et l’efficacité économique, les autorités algériennes ont
mis en place une tarification progressive de quatre tranches. Le tarif de chaque tranche est
calculé en multipliant le tarif de base par un coefficient multiplicateur (Kertous, 2013). Lors de
la mise en place de la loi sur l’eau en 2005, le tarif moyen de l’eau était passé de 24,7 DA/m3 à
40,5 DA/m3. Pour l’usager domestique, « le tarif était passé de 21,2 DA/m3 à 32 DA/m3. En
2009, le prix moyen payé par l’usager est de l’ordre de 64 DA/m3 (comprenant les redevances
d’assainissement et les redevances pour l’économie et la protection de l’eau). Ce prix de vente
du m3 d’eau potable est à comparer à son coût de production, estimé en 2005 à 90 DA/m3
environ et qui doit être actuellement de l’ordre de 125 à 150 DA/m3 (compte tenu du
dessalement d’eau de mer ». Le poids de la facture d’eau dans le budget des ménages (extrapolé
à partir d’une enquête de l’Office National des Statistiques) représente en moyenne près de 1 %
du revenu du ménage. Mais il est de l’ordre de 1,30 % pour les catégories d’usagers aux revenus
les plus faibles. Ce qui expliquerait la réticence politique à augmenter trop rapidement la base
tarifaire de l’eau (Benblidia, 2011 ; Boukhari et al., 2017).
les conditions de leur irrigation par les eaux usées épurées (Décret exécutif nº 07-149 du 20 mai 2007 et l’arrête
interministériel du 2 janvier 2012) (Hannachi et al., 2014)
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