Partie III : 1.Évaluation de la durabilité de la ZCA
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significatif au niveau des peuplements marins de la côte algéroise ces 15 dernières années. Selon
une étude menée en 2017 sur la caractérisation écologique de la zone marine située entre l’île
Aguelli et l’îlot Sandja (même zone témoins sélectionnée par les experts de l’ADSP 2003), cette
zone connaît en effet une forte résilience (CAR/ASP and PNUE/PAM, 2017). Le nombre
d’espèces marines n’y a pas régressé, malgré les diverses pressions socio-économiques
existantes. Néanmoins, il est important de souligner que la densité et la population de certains
peuplements ont régressé et que certaines espèces invasives sont de plus en plus fréquentes dans
les eaux de la côte algéroise (Grimes et al., 2018). Selon une récente étude menée sur
l’inventaire des espèces invasives tout au long de la côte algérienne (Grimes et al., 2018), 12
espèces invasives (tous taxons confondus) ont été comptabilisées au niveau des eaux territoriales
des 3 wilayas ( Tipaza, Alger, Boumerdes) depuis 2001. Par rapport aux projections pour 2030 ;
le calcul pour le scénario tendanciel ainsi que pour le scénario alternatif est de 48 espèces.
1.1.6 Aires protégées côtières et marines
La valeur actuelle (2017) de cet indicateur est de 0,07 % (fig.47). Elle se rapproche du scénario
tendanciel (0 %) mis en place en 2003 par les experts du PAC. Même si certaines zones ont été
classées (par décret du wali) : la zone côtière adjacente au lac de Réghaia, l’anse de Kouali et le
mont Chenoua (Tab.9), la zone de l’oued Mazafran. Ceci reste insuffisant par rapport aux
objectifs fixés par les experts du projet. Par rapport aux projections pour 2030 ; le calcul pour le
scénario tendanciel est de 0,14 %.
Tableau 9 : Surfaces des AMP de la ZCA.
Surfaces (hectares)
Zone côtière
Réghaia
Mont
Chenoua
Les anses de
Kouali
Zone intégrale
863
1 330
253
Zone tampon
689
3 141
275
Zone périphérique
1 345
4 268
528
Total
2 897
8 739
1 056
Surface terrestre
ZCA
447 173
Surface marine ZCA
80 000
Même si les AMP sont considérées comme des outils de appropriés pour la préservation des
écosystèmes marins sensibles et la gestion durable de leurs ressources (García-Charton et al.,
2008; Rioja-Nieto and Sheppard, 2008), la mise en œuvre d’un outil global à un patrimoine local
est une question complexe (Chakour and Dahou, 2009). Les processus de classement et de
gestion sont des procédures qui nécessitent un cadre de gouvernance adéquat pour la mise en
œuvre des actions de gestion et de conservation. En Algérie, les résultats de récentes études sur
la gouvernance côtière montrent que les capacités institutionnelles restent faibles, et que la
structure de gestion actuelle n’est pas suffisamment mûre notamment en termes de participation
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significatif au niveau des peuplements marins de la côte algéroise ces 15 dernières années. Selon
une étude menée en 2017 sur la caractérisation écologique de la zone marine située entre l’île
Aguelli et l’îlot Sandja (même zone témoins sélectionnée par les experts de l’ADSP 2003), cette
zone connaît en effet une forte résilience (CAR/ASP and PNUE/PAM, 2017). Le nombre
d’espèces marines n’y a pas régressé, malgré les diverses pressions socio-économiques
existantes. Néanmoins, il est important de souligner que la densité et la population de certains
peuplements ont régressé et que certaines espèces invasives sont de plus en plus fréquentes dans
les eaux de la côte algéroise (Grimes et al., 2018). Selon une récente étude menée sur
l’inventaire des espèces invasives tout au long de la côte algérienne (Grimes et al., 2018), 12
espèces invasives (tous taxons confondus) ont été comptabilisées au niveau des eaux territoriales
des 3 wilayas ( Tipaza, Alger, Boumerdes) depuis 2001. Par rapport aux projections pour 2030 ;
le calcul pour le scénario tendanciel ainsi que pour le scénario alternatif est de 48 espèces.
1.1.6 Aires protégées côtières et marines
La valeur actuelle (2017) de cet indicateur est de 0,07 % (fig.47). Elle se rapproche du scénario
tendanciel (0 %) mis en place en 2003 par les experts du PAC. Même si certaines zones ont été
classées (par décret du wali) : la zone côtière adjacente au lac de Réghaia, l’anse de Kouali et le
mont Chenoua (Tab.9), la zone de l’oued Mazafran. Ceci reste insuffisant par rapport aux
objectifs fixés par les experts du projet. Par rapport aux projections pour 2030 ; le calcul pour le
scénario tendanciel est de 0,14 %.
Tableau 9 : Surfaces des AMP de la ZCA.
Surfaces (hectares)
Zone côtière
Réghaia
Mont
Chenoua
Les anses de
Kouali
Zone intégrale
863
1 330
253
Zone tampon
689
3 141
275
Zone périphérique
1 345
4 268
528
Total
2 897
8 739
1 056
Surface terrestre
ZCA
447 173
Surface marine ZCA
80 000
Même si les AMP sont considérées comme des outils de appropriés pour la préservation des
écosystèmes marins sensibles et la gestion durable de leurs ressources (García-Charton et al.,
2008; Rioja-Nieto and Sheppard, 2008), la mise en œuvre d’un outil global à un patrimoine local
est une question complexe (Chakour and Dahou, 2009). Les processus de classement et de
gestion sont des procédures qui nécessitent un cadre de gouvernance adéquat pour la mise en
œuvre des actions de gestion et de conservation. En Algérie, les résultats de récentes études sur
la gouvernance côtière montrent que les capacités institutionnelles restent faibles, et que la
structure de gestion actuelle n’est pas suffisamment mûre notamment en termes de participation
