PARTIE I : Généralités et concepts fondamentaux
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Par exemple, elles peuvent aider à comprendre les processus d’installation de la population et en
comprendre les facteurs de répartition.
L’intégration entre la science et la gestion et entre les différentes disciplines scientifiques est
également nécessaire. Une analyse intégrée des zones côtières relève en effet obligatoirement
d'un travail d'équipes interdisciplinaires, qui doivent être capables de fournir aux décideurs les
éléments nécessaires à la mise en place d’une véritable GIZC.
L’intégration environnementale implique la prise en compte systématique des préoccupations
d'environnement dans toutes les politiques sectorielles telles que l'agriculture, la foresterie,
l'énergie, l'industrie, le tourisme, la pêche, les cultures marines, les transports, ainsi que le
développement des établissements humains, la gestion de l'eau.
L’intégration temporelle suppose la mise en cohérence des objectifs de gestion à court terme
avec les objectifs d'action à long terme afin de définir les conditions d'un développement
durable.
L’intégration internationale, enfin, est indispensable notamment dans les mers fermées et semifermées où sont susceptibles de se concentrer les conflits d’usages, tels que ceux liés au partage
des ressources halieutiques, aux pollutions transfrontalières, au passage des navires transportant
des cargaisons dangereuses, ou d’autres enjeux. Ces pays doivent avoir une vision convergente
pour la protection et la conservation des espaces côtiers et maritimes et mettre en place des
stratégies communes afin d’atteindre cette vision.
3.1.3 La gestion intégrée des zones côtières : historique et évolution de la démarche
Le concept de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) est passé par de nombreuses
étapes, depuis son apparition aux États-Unis d’Amérique, de son développement conceptuel lors
des diverses préparations de conférences internationales, jusqu’à son adaptation à des niveaux
régionaux, notamment en Méditerranée.
En premier lieu, c’est au niveau des États-Unis d’Amérique que ce concept a vu le jour, avec le
Coastal Zone management Act de 1972. À cette époque-là, le terme de gestion intégrée n’est
aucunement employé, néanmoins les principes et les objectifs sont visiblement bien définis.
Comme le souligne A. Miossec, le Congrès américain pose un certain nombre d’objectifs en
adéquation avec le concept de développement durable, dont les maîtres mots sont « pragmatisme
» et « consensus » (Miossec, 1998).
À partir de là, de nombreux évènements de grande et moyenne envergures se sont tenus. Ces
derniers ont fait évoluer et ont insufflé la dynamique actuelle de ce concept. Nous allons faire un
tour d’horizon de ces principaux évènements :
En s’appuyant sur l’expérience américaine, lors du sommet de la terre de Rio en 1992, les états
ont posé le problème de la gestion durable des côtes et des zones marines et ont introduit le
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Par exemple, elles peuvent aider à comprendre les processus d’installation de la population et en
comprendre les facteurs de répartition.
L’intégration entre la science et la gestion et entre les différentes disciplines scientifiques est
également nécessaire. Une analyse intégrée des zones côtières relève en effet obligatoirement
d'un travail d'équipes interdisciplinaires, qui doivent être capables de fournir aux décideurs les
éléments nécessaires à la mise en place d’une véritable GIZC.
L’intégration environnementale implique la prise en compte systématique des préoccupations
d'environnement dans toutes les politiques sectorielles telles que l'agriculture, la foresterie,
l'énergie, l'industrie, le tourisme, la pêche, les cultures marines, les transports, ainsi que le
développement des établissements humains, la gestion de l'eau.
L’intégration temporelle suppose la mise en cohérence des objectifs de gestion à court terme
avec les objectifs d'action à long terme afin de définir les conditions d'un développement
durable.
L’intégration internationale, enfin, est indispensable notamment dans les mers fermées et semifermées où sont susceptibles de se concentrer les conflits d’usages, tels que ceux liés au partage
des ressources halieutiques, aux pollutions transfrontalières, au passage des navires transportant
des cargaisons dangereuses, ou d’autres enjeux. Ces pays doivent avoir une vision convergente
pour la protection et la conservation des espaces côtiers et maritimes et mettre en place des
stratégies communes afin d’atteindre cette vision.
3.1.3 La gestion intégrée des zones côtières : historique et évolution de la démarche
Le concept de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) est passé par de nombreuses
étapes, depuis son apparition aux États-Unis d’Amérique, de son développement conceptuel lors
des diverses préparations de conférences internationales, jusqu’à son adaptation à des niveaux
régionaux, notamment en Méditerranée.
En premier lieu, c’est au niveau des États-Unis d’Amérique que ce concept a vu le jour, avec le
Coastal Zone management Act de 1972. À cette époque-là, le terme de gestion intégrée n’est
aucunement employé, néanmoins les principes et les objectifs sont visiblement bien définis.
Comme le souligne A. Miossec, le Congrès américain pose un certain nombre d’objectifs en
adéquation avec le concept de développement durable, dont les maîtres mots sont « pragmatisme
» et « consensus » (Miossec, 1998).
À partir de là, de nombreux évènements de grande et moyenne envergures se sont tenus. Ces
derniers ont fait évoluer et ont insufflé la dynamique actuelle de ce concept. Nous allons faire un
tour d’horizon de ces principaux évènements :
En s’appuyant sur l’expérience américaine, lors du sommet de la terre de Rio en 1992, les états
ont posé le problème de la gestion durable des côtes et des zones marines et ont introduit le
