PARTIE I : Généralités et concepts fondamentaux
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environnement, l’industrie…etc.) (locale, régionale, nationale) soient harmonisées (Cicin-Sain et
al., 1998).
Le concept d’intégration peut alors être décliné en plusieurs types (Cicin-Sain et al., 1998:
Ahlhorn, 2018 ; Portman, 2016).
L’intégration intersectorielle ou ‘horizontale’ nécessite d’impliquer les différents secteurs
d’activités côtiers et marins tels que la pêche et l’aquaculture, le tourisme balnéaire et les
activités récréatives, les activités portuaires et le transport maritime, les activités offshores
d’extraction de gaz et de pétrole. L’intégration doit aussi se faire au niveau transversal, c’est-àdire intégrer les différents secteurs d’activités qui ont un impact de près ou de loin, direct ou
indirect sur la zone côtière tels que : l’agriculture, les forêts, les ressources en eaux, la production
énergétique, l’exploitation minière, l’urbanisation, etc.
L’objectif est de faire cohabiter les différentes activités de la zone côtière, afin que chacune
d'entre elles puisse se développer normalement sans subir éventuellement de préjudice de la part
d'une autre activité avec laquelle elle partage le même espace. L’un des principaux objectifs de la
GIZC est ainsi de limiter et de faire diminuer la concurrence et les conflits d’usage sur le littoral.
L’intégration administrative concerne les différents niveaux gouvernementaux (national,
wilaya, daïra, commune), qui jouent des rôles, répondent à des besoins et demandes différentes.
Selon (Chua, 1993), l’intégration administrative suppose une coordination de l'ensemble des
politiques et des actions de l'échelon des communes, des daïras et wilayas (intégration
‘verticale’), et à chacun de ces différents niveaux, notamment sous la forme d'une coordination
interministérielle, interrégionale, et intercommunale.
L’intégration spatiale est destinée "à combiner les éléments physiques, biologiques et humains
pour former un cadre unique de gestion englobant les zones terrestres et marines du littoral".
Cela implique notamment "l'intégration de l'aménagement et de la gestion des différentes
composantes géographiques de la zone littorale, comprenant les zones terrestres et maritimes,
ainsi que les zones à l'intérieur des terres" qui ont une influence importante sur l'environnement
côtier, tel
s que les bassins versants (Portman, 2016). Dans cette optique, la GIZC doit
idéalement être mise en œuvre au niveau d'unités cohérentes de gestion dont les limites peuvent
s'étendre aussi loin vers le large et vers l'intérieur des terres que l'exige la réalisation des objectifs
de gestion (OCDE, 1993 ; Commission océanographique intergouvernementale, 1997).
L’intégration scientifique vise à mobiliser l’ensemble des disciplines scientifiques qui sont ou
qui semblent être importantes dans la gestion du littoral (les sciences de la terre et de l’univers,
les sciences de la nature et de la vie, les sciences humaines et sociales et l’ingénierie). Les
sciences en général, sont une source d’information indispensable lors du lancement d’un
processus de gestion intégrée, elles fournissent de la donnée essentielle pour les gestionnaires.
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