PARTIE I : Généralités et concepts fondamentaux
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3.1.2 Les composantes du concept GIZC : ‘zone côtière’ ,’intégration’, ‘gestion’
3.1.2.1 Définition du terme ‘zone côtière’
Le concept de ‘zone côtière’ véhicule la notion d’interface terre-mer, et distingue les entités
géographiques composées d’espaces terrestres et maritimes contigus (Lozachmeur, 2004).
Toutefois, il est généralement préconisé de fixer les frontières terrestre et maritime de ces zones
au cas par cas, en fonction des objectifs que les gestionnaires cherchent à atteindre. Pour
l'OCDE, "les limites de la zone côtière dépendent ainsi de l'objectif visé", la bande terrestre et
marine prise en compte étant "plus ou moins étendue selon la nature du problème" et "du champ
d'action des autorités responsables de la juridiction et de la gestion de la zone littorale"(OCDE,
1993).
Dans cette optique, la GIZC doit idéalement être mise en œuvre au niveau d'unités cohérentes de
gestion dont les limites peuvent s'étendre aussi loin vers le large et vers l'intérieur des terres que
l'exige la réalisation des objectifs de gestion (OCDE, 1993 ; Lozachmeur, 2009).
Dans la démarche proposée dans le guide méthodologique d’aide à la GIZC (UNESCO, 1997), la
délimitation de la zone côtière est aussi dépendante de la problématique posée initialement. Les
limites devraient donc s’étendre en mer et sur terre aussi loin que l’exige la réalisation des
objectifs du plan de gestion. En effet, les processus biogéochimiques qui prévalent dans les
systèmes naturels échappent à tout découpage qu’il soit d’ordre administratif, juridique,
réglementaire ou politique. C’est la raison pour laquelle à une définition figée de la zone côtière
il a été préféré la recherche de solutions à apporter à des problèmes bien identifiés.
Cette approche suppose l’adaptation de la dimension spatiale aux questions posées, ainsi que la
prise en compte d’échelles de temps variables, correspondant de façon pertinente aux différents
processus qui se déroulent dans cet espace. Il est ainsi proposé de procéder à un découpage de
l’espace littoral en unités géographiques fonctionnelles qui deviendront par la suite des « unités
cohérentes de gestion ». Ces unités offrent des cadres cohérents pour la mise en œuvre de
politiques de gestion dans la zone côtière considérée. En terme de fonctionnalités chaque entité
est caractérisée par l’existence de sous-systèmes naturels (hydrologie, géomorphologie, etc.) ou
anthropiques (infrastructures, activités maritimes, etc.) individualisés par des processus qui leur
sont propres.
Les définitions juridiques ont été proposées de la zone côtière. Selon celles-ci, elles devraient
refléter les particularités de chaque contexte individuel et, en même temps, être assez souples
pour pouvoir refléter la nature complexe et dynamique de la zone côtière (PAM/CAR/PAP,
2001). Selon le protocole de Barcelone, la zone côtière est définie comme « l’espace
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La gestion intégrée de la zone côtière algéroise - 34/209

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