PARTIE I : Généralités et concepts fondamentaux
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Certains organismes internationaux définissent ainsi la GIZC à travers ses objectifs globaux :
« l'objectif global d'un programme de gestion intégrée, comme la gestion intégrée des zones
côtières, est de fournir la meilleure utilisation à long terme et durable des ressources naturelles
côtières et d'entretenir perpétuellement l'environnement dans son état naturel » (FAO, 1992 ;
Clark, 1992).
D’autres organismes tels que le PNUE définissent la GIZC comme « un processus adaptatif de
gestion des ressources pour un développement écologiquement durable dans les zones côtières. Il
ne se substitue pas à la planification sectorielle, mais se concentre sur les liens entre les activités
sectorielles pour atteindre des objectifs plus complets » (PNUE, 1995 ; CAR/PAP, 2008). La
GIZC est défini aussi en une stratégie d'approche intégrée de la planification et de la gestion,
dans laquelle toutes les politiques, tous les secteurs et, dans la mesure possible, les spécificités
individuelles sont correctement prises en compte, en considérant l'ensemble des échelles
temporelles et spatiales , impliquant les parties prenantes de manière participative, exigeant une
bonne communication entre les autorités gouvernementales (locales, régionales et nationales), et
promettant d'aborder les trois dimensions de la durabilité: socioculturelle, économique et
environnementale (Rupprecht Consult & International Ocean Institute., 2006).
Si la GIZC est une méthode de gouvernance territoriale, autour d’enjeux complexes mobilisant
une multitude d’acteurs (Le Visage, 2004), elle se décline sous l’idée d’une succession d’étapes
qui définissent un cheminement progressif pour réaliser un projet collectif de territoire (Theys,
2002). La complexité de la zone côtière et des enjeux en présence ne font pas de la GIZC « la
solution, mais un processus dynamique qui évoluera dans le temps» (Commission européenne,
2001). Son utilité et son efficacité peuvent être perçues dans son caractère de principe
organisateur pour orienter l’action et le cheminement vers la durabilité (Meur- Ferec , 2007 ;
Portman, 2016).
L’un des rôles clés que pourrait jouer l’approche GIZC est donc de « contribuer à garantir la
cohérence entre les politiques, les plans et les programmes ainsi que l’imbrication et la mise en
œuvre efficaces des plans et des programmes aux différents niveaux d’intervention. Le travail à
différentes échelles par-delà les frontières administratives et sectorielles reste un énorme défi à
relever, mais il est fondamental pour parvenir à l’intégration » (PNUE/PAM, 2012).
Globalement, il devrait en résulter davantage de clarté, de certitude et de prévisibilité dans
l’élaboration des politiques et la prise de décisions, ce qui facilitera le développement durable
des espaces maritimes et améliorera les conditions de vie des populations côtières.
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Certains organismes internationaux définissent ainsi la GIZC à travers ses objectifs globaux :
« l'objectif global d'un programme de gestion intégrée, comme la gestion intégrée des zones
côtières, est de fournir la meilleure utilisation à long terme et durable des ressources naturelles
côtières et d'entretenir perpétuellement l'environnement dans son état naturel » (FAO, 1992 ;
Clark, 1992).
D’autres organismes tels que le PNUE définissent la GIZC comme « un processus adaptatif de
gestion des ressources pour un développement écologiquement durable dans les zones côtières. Il
ne se substitue pas à la planification sectorielle, mais se concentre sur les liens entre les activités
sectorielles pour atteindre des objectifs plus complets » (PNUE, 1995 ; CAR/PAP, 2008). La
GIZC est défini aussi en une stratégie d'approche intégrée de la planification et de la gestion,
dans laquelle toutes les politiques, tous les secteurs et, dans la mesure possible, les spécificités
individuelles sont correctement prises en compte, en considérant l'ensemble des échelles
temporelles et spatiales , impliquant les parties prenantes de manière participative, exigeant une
bonne communication entre les autorités gouvernementales (locales, régionales et nationales), et
promettant d'aborder les trois dimensions de la durabilité: socioculturelle, économique et
environnementale (Rupprecht Consult & International Ocean Institute., 2006).
Si la GIZC est une méthode de gouvernance territoriale, autour d’enjeux complexes mobilisant
une multitude d’acteurs (Le Visage, 2004), elle se décline sous l’idée d’une succession d’étapes
qui définissent un cheminement progressif pour réaliser un projet collectif de territoire (Theys,
2002). La complexité de la zone côtière et des enjeux en présence ne font pas de la GIZC « la
solution, mais un processus dynamique qui évoluera dans le temps» (Commission européenne,
2001). Son utilité et son efficacité peuvent être perçues dans son caractère de principe
organisateur pour orienter l’action et le cheminement vers la durabilité (Meur- Ferec , 2007 ;
Portman, 2016).
L’un des rôles clés que pourrait jouer l’approche GIZC est donc de « contribuer à garantir la
cohérence entre les politiques, les plans et les programmes ainsi que l’imbrication et la mise en
œuvre efficaces des plans et des programmes aux différents niveaux d’intervention. Le travail à
différentes échelles par-delà les frontières administratives et sectorielles reste un énorme défi à
relever, mais il est fondamental pour parvenir à l’intégration » (PNUE/PAM, 2012).
Globalement, il devrait en résulter davantage de clarté, de certitude et de prévisibilité dans
l’élaboration des politiques et la prise de décisions, ce qui facilitera le développement durable
des espaces maritimes et améliorera les conditions de vie des populations côtières.
