PARTIE I : Généralités et concepts fondamentaux
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forte croissance économique serait inévitablement suivie d'un effondrement majeur du système
(Babcicky, 2013 ; Maribus et al., 2017).
Des conférences sous l’égide des Nations unies sur le développement durable se sont tenues.
Elles ont permis de suggérer diverses définitions et de faire évoluer le concept de durabilité :
Le rapport Brundtland établi en marge de la préparation du sommet de RIO en 1992, propose une
définition qui stipule qu’un développement durable est "un développement qui répond aux
besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs
propres besoins" (WCED, 1987). Il a été aussi souligné que la pauvreté croissante au sud et la
croissance économique soutenue du nord était l’une des principales causes de la dégradation de
l'environnement à l'échelle planétaire.
Depuis, d’autres auteurs ont proposé diverses définitions de ce concept. Certains ont fait
référence à la capacité d'un système à maintenir une production à un niveau approximativement
égal ou supérieur à sa moyenne historique, l'approximation étant déterminée par le niveau
historique de variabilité (Lynam et Herdt, 1989). Cela rejoint une grande partie la définition
donnée par (UICN, 1991), qui considère que la durabilité est un développement qui améliore la
qualité de la vie humaine tout en préservant la capacité de charge des écosystèmes qui la
constituent.
Selon certains auteurs, le développement durable peut être considéré comme un mode de pensée
qui sert de guide à l'action et qui est lui-même orienté par un ensemble de principes (tels que
ceux contenus dans la Convention de Rio de 1992) (Cicin-Sain, 1993; Peyron and Blanchard,
2011). Atteindre le développement durable implique donc un processus continu de prise de
décision dans lequel certaines questions sont posées car l'équilibre entre le développement et la
protection de l'environnement doit être constamment réajustée.
Avec le Sommet de Rio en 1992, le concept énoncé de développement durable trouvera sa
consécration et la notion deviendra populaire. C’est au niveau de ce Sommet de la Terre sur
l’Environnement et le Développement que l’accent a été mis sur l’équilibre des trois piliers (trois
sphères) du développement durable : « la conciliation de l’efficacité économique, du progrès
social et de l’équilibre écologique » (Jégou, 2007). Il est par conséquent, primordial de prendre
en considération les rapports conflictuels existant entre ces « trois sœurs rivales du
développement durable », selon la formule de Jacques Theys (Peyron and Blanchard, 2011).
2.2 Objectifs et intérêts de l’évaluation de la durabilité
Ainsi, la durabilité se réfère-t-elle à 3 domaines de base : l’environnement, la société et
l’économie. Elle repose aussi tout particulièrement sur les politiques et les institutions,
représentatives d’une société et de la traduction de ses souhaits en actions.
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forte croissance économique serait inévitablement suivie d'un effondrement majeur du système
(Babcicky, 2013 ; Maribus et al., 2017).
Des conférences sous l’égide des Nations unies sur le développement durable se sont tenues.
Elles ont permis de suggérer diverses définitions et de faire évoluer le concept de durabilité :
Le rapport Brundtland établi en marge de la préparation du sommet de RIO en 1992, propose une
définition qui stipule qu’un développement durable est "un développement qui répond aux
besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs
propres besoins" (WCED, 1987). Il a été aussi souligné que la pauvreté croissante au sud et la
croissance économique soutenue du nord était l’une des principales causes de la dégradation de
l'environnement à l'échelle planétaire.
Depuis, d’autres auteurs ont proposé diverses définitions de ce concept. Certains ont fait
référence à la capacité d'un système à maintenir une production à un niveau approximativement
égal ou supérieur à sa moyenne historique, l'approximation étant déterminée par le niveau
historique de variabilité (Lynam et Herdt, 1989). Cela rejoint une grande partie la définition
donnée par (UICN, 1991), qui considère que la durabilité est un développement qui améliore la
qualité de la vie humaine tout en préservant la capacité de charge des écosystèmes qui la
constituent.
Selon certains auteurs, le développement durable peut être considéré comme un mode de pensée
qui sert de guide à l'action et qui est lui-même orienté par un ensemble de principes (tels que
ceux contenus dans la Convention de Rio de 1992) (Cicin-Sain, 1993; Peyron and Blanchard,
2011). Atteindre le développement durable implique donc un processus continu de prise de
décision dans lequel certaines questions sont posées car l'équilibre entre le développement et la
protection de l'environnement doit être constamment réajustée.
Avec le Sommet de Rio en 1992, le concept énoncé de développement durable trouvera sa
consécration et la notion deviendra populaire. C’est au niveau de ce Sommet de la Terre sur
l’Environnement et le Développement que l’accent a été mis sur l’équilibre des trois piliers (trois
sphères) du développement durable : « la conciliation de l’efficacité économique, du progrès
social et de l’équilibre écologique » (Jégou, 2007). Il est par conséquent, primordial de prendre
en considération les rapports conflictuels existant entre ces « trois sœurs rivales du
développement durable », selon la formule de Jacques Theys (Peyron and Blanchard, 2011).
2.2 Objectifs et intérêts de l’évaluation de la durabilité
Ainsi, la durabilité se réfère-t-elle à 3 domaines de base : l’environnement, la société et
l’économie. Elle repose aussi tout particulièrement sur les politiques et les institutions,
représentatives d’une société et de la traduction de ses souhaits en actions.
