Annexes
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Annexe II : Notions de gouvernance territoriale
Avant d’aborder la question de la GIZC et la gouvernance territoriale, une halte sur les
définitions du concept de gouvernance est nécessaire. Cette partie sera sommaire, l’objectif étant
d’apporter des éclairages sur la notion de gouvernance, qui par essence est un concept très vaste.
Le but étant de préciser justement sous quel angle de vue et perspective ce terme a été utilisé
dans cette thèse, ainsi que la relation existante entre la gouvernance et la GIZC, qui sont souvent
confondues.
Définir la gouvernance revient la plupart du temps à s’engager dans un inventaire à la Prévert
(Pitseys, 2010). C’est un terme qui a un caractère polysémique, de nombreuses définitions ont
été proposées :
La Banque Mondiale définit dans son rapport « Governance and development » la gouvernance
comme étant la manière dont le pouvoir est exercé dans la gestion des ressources économiques et
sociales d’un pays (World Bank, 1992). 3 aspects distincts de la gouvernance ont été soulignés
au sein de ce rapport :
a) La forme de régime politique;
b) La manière dont l’autorité est exercée pour gérer les ressources nationales économiques et
sociales consacrées au développement;
c) La capacité des gouvernements à concevoir, formuler et réaliser des actions et à s’acquitter de
leurs fonctions.
Elle se focalise sur l’articulation des relations entre les échelles globales et locales. Elle peut être
définie comme « l’ensemble des nouvelles formes d’action publique qui permettent sous le mode
du partenariat la négociation entre l’État, les collectivités territoriales, les secteurs économiques
et associatifs, les groupes d’intérêt et la société civile » (Bertrand et Moquay, 2004). La
gouvernance territoriale est une démarche d’action publique qui se veut à la fois intégrée et
répondant aux impératifs de décentralisation et qui met l’accent sur les conditions de
participation de la société civile pour renforcer la légitimité et l’efficacité des politiques
publiques.
La gouvernance évoque le plus souvent une définition plus flexible de l’exercice du pouvoir,
reposant sur une plus grande ouverture du processus de décision, sa décentralisation et la mise en
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