Chapitre III
Résultats et discussions
30
2.2.Paramètres relatifs à la nourriture et assimilation
Avant accélération, chez l'espèce (P. lascaris) l’estimation du taux d'assimilation spécifique à
la surface a donné une estimation de {P ̇ AM } de 172.26 J/d.cm
2 , cette valeur est la plus élevée
comparées à celles d’autres Soleidae (Tableau III. 4). Le taux est à sa valeur minimale de 15,89
J/d.cm
2 pour P. impar. L’estimation de {P ̇ AM } a montré une grande variabilité, ce qui peut être
attribuée au changement de densité de nourriture dans le milieu.
Les valeurs au stade de post-métamorphose de la conductance énergétique (v̇ ) dépendent de la
nourriture et le mode vie ensuite diffèrent entre les cinq espèces de Soleidae.
P. lascaris représente la valeur la plus élevée (0,32 cm/jr) parmi les autres espèces. Une
variabilité interspécifique de ce paramètre a été signalée dans d'autres taxons tels que les
bivalves, où les différences ont été attribuées à une dépendance possible de la longueur
volumétrique (Veer et al., 2006). Il est également possible que ce paramètre diffère entre les
stades de vie (Kooijman et al., 2011 ; Lika et al., 2011b).
Le facteur d'accélération diffère d'une espèce à l'autre, les valeurs les plus grandes étant
attribuées à P. impar, M. variegatus. Les espèces ayant le facteur d'accélération le plus élevé
commencent lentement à la naissance et accélèrent leur croissance pour se rattraper à la
métamorphose. Les autres espèces démersales de la famille des Soleidae, ont des facteurs
d'accélération faibles, ce qui signifie que leurs taux de croissance augmentent plus
progressivement.
L'accélération métabolique conduit à une croissance exponentielle initiale de la longueur et se
transforme en une croissance de von Bertalanffy à la métamorphose. Un faible niveau de
métabolisme nécessite un faible taux d'assimilation pour le soutenir (Kooijman et al., 2011).
Tableau III.4. Le taux d'assimilation spécifique maximal, la conductance énergétique et le
facteur d'accélération de l’espèce P. lascaris avec la température moyenne de l'eau au frai en
Méditerranée.
Symbole
{í µí° ̇ í µí°í µí° } J/d.cm 2
í µí°¯̇ (cm/d)
sM
T 0 (Min-Max)
P. lascaris
Femelles
172,26
0,3147
1.00003
Mâles
152,11
0,3147
1.00003
Ensemble
172,26
0,3147
1.00003
18,1 (10,6-27,6)
P. impar
(1)
15,89
0,02044
12.2265
18,8 (15,1-21,3)
M. variegatus
(1)
48,39
0,02181
9.86775
10,3 (7-16)
S. solea
(2)
81.69
0,01124
4.06111
11,4 (9-20)
D. cuneata
(3)
36.41
0,02162
3.20925
18,2 (12,5-27,6)
M. azevia
(3)
77,02
0,01927
2.224
13,8 (9,8-18,1)
(1) Kooijman (2019)
(2) Lorna Teal (2015)
(3) Samira Boufersaoui (2018)
Résultats et discussions
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2.2.Paramètres relatifs à la nourriture et assimilation
Avant accélération, chez l'espèce (P. lascaris) l’estimation du taux d'assimilation spécifique à
la surface a donné une estimation de {P ̇ AM } de 172.26 J/d.cm
2 , cette valeur est la plus élevée
comparées à celles d’autres Soleidae (Tableau III. 4). Le taux est à sa valeur minimale de 15,89
J/d.cm
2 pour P. impar. L’estimation de {P ̇ AM } a montré une grande variabilité, ce qui peut être
attribuée au changement de densité de nourriture dans le milieu.
Les valeurs au stade de post-métamorphose de la conductance énergétique (v̇ ) dépendent de la
nourriture et le mode vie ensuite diffèrent entre les cinq espèces de Soleidae.
P. lascaris représente la valeur la plus élevée (0,32 cm/jr) parmi les autres espèces. Une
variabilité interspécifique de ce paramètre a été signalée dans d'autres taxons tels que les
bivalves, où les différences ont été attribuées à une dépendance possible de la longueur
volumétrique (Veer et al., 2006). Il est également possible que ce paramètre diffère entre les
stades de vie (Kooijman et al., 2011 ; Lika et al., 2011b).
Le facteur d'accélération diffère d'une espèce à l'autre, les valeurs les plus grandes étant
attribuées à P. impar, M. variegatus. Les espèces ayant le facteur d'accélération le plus élevé
commencent lentement à la naissance et accélèrent leur croissance pour se rattraper à la
métamorphose. Les autres espèces démersales de la famille des Soleidae, ont des facteurs
d'accélération faibles, ce qui signifie que leurs taux de croissance augmentent plus
progressivement.
L'accélération métabolique conduit à une croissance exponentielle initiale de la longueur et se
transforme en une croissance de von Bertalanffy à la métamorphose. Un faible niveau de
métabolisme nécessite un faible taux d'assimilation pour le soutenir (Kooijman et al., 2011).
Tableau III.4. Le taux d'assimilation spécifique maximal, la conductance énergétique et le
facteur d'accélération de l’espèce P. lascaris avec la température moyenne de l'eau au frai en
Méditerranée.
Symbole
{í µí° ̇ í µí°í µí° } J/d.cm 2
í µí°¯̇ (cm/d)
sM
T 0 (Min-Max)
P. lascaris
Femelles
172,26
0,3147
1.00003
Mâles
152,11
0,3147
1.00003
Ensemble
172,26
0,3147
1.00003
18,1 (10,6-27,6)
P. impar
(1)
15,89
0,02044
12.2265
18,8 (15,1-21,3)
M. variegatus
(1)
48,39
0,02181
9.86775
10,3 (7-16)
S. solea
(2)
81.69
0,01124
4.06111
11,4 (9-20)
D. cuneata
(3)
36.41
0,02162
3.20925
18,2 (12,5-27,6)
M. azevia
(3)
77,02
0,01927
2.224
13,8 (9,8-18,1)
(1) Kooijman (2019)
(2) Lorna Teal (2015)
(3) Samira Boufersaoui (2018)
