3.2.3.
Validation des tendances observées
À l'échelle nationale, peu d'informations complémentaires sur les dépôts sont disponibles, ce quu rend
difficile la tentative de conforter les tendances observées grâce à l'utilisation des mousses. Rappelons que
les dépôts réels en métaux sont mesurés sur un seul site durant cette pénode (Site EMEP de Porspoder),
et que les études locales réalisées sur les dépôts sont peu comparables entre elles (Paragraphe 3.221,
Annexe 2).
Il est alors intéressant de comparer nos tendances d'évolution, au niveau français, à celles des
émissions dans l‘air en France, et au niveau européen, à celles observées par les autres pays part…pant
au programme mousse.
Comparaisons avec les émissions dans l'air en France
D’après les données du ClTEPA, entre 1996 et 2000, les émissions atmosphériques ont globalement
diminué en France pour le plomb (— 84 %), le mercure (— 33 %) et le cadmium (— 18 %), mais aucune tendance nette ne se dégage pour le zinc [5]. Bien que les tendances régionales soient parfois différentes
de la tendance nationale [60, 61], la baisse globale des émissions dans l'air est due à l'interdiction des
métaux dans l’essence pour le plomb et dans les piles pour le mercure, mais aussi aux progrès technologiques réalisés dans la réduction des émissions atmosphériques de l’incinération des déchets en ce qui
concerne le mercure, le plomb et le cadmium, et d'autres secteurs industriels concernant le cadmium et
le zinc.
Cette baisse des émissions a eu un impact sur l’évolution des niveaux de dépôts observés avec les
mousses
dans le cas du plomb et du cadmium. Les tests statistiques montrent une baisse globale des
niveaux observés (Tableau 3.2), et les cartes montrent un pourcentage important de mailles soulignant
une tendance à l’amélioration (Tableau 3.3).
Les cas du mercure et du zinc sont plus mitigés. Les tests statistiques montrent une augmentation
globale des niveaux (Tableau 3.2), tandis que les cartes présentent des niveaux de dépôt en augmentation dans certaines régions et stables dans d'autres (Carte 21 d).
Dans le cas du zinc à une échelle locale, ces augmentations pourraient être la conséquence d'augmentations ponctuelles des émissions pendant la période considérée (rejets accidentel5, hausses
d‘activité). Elles pourraient aussi être liées à une augmentation du trafic automobile. En effet, le transport routier des marchandises est en hausse (+ 15 % entre 1996 et 2000), ainsi que les transports
intérieurs au moyen de voitures particulières (+ 8 % sur la même période) [63]. Dans le cas du mercure
à une échelle plus globale, ces augmentations pourraient être la conséquence d‘une très grande inertie
de cet élément due à un cycle atmosphérique très long (d’une durée supérieure à 10 ans), passant par
une réémission des sols contaminés vers l'atmosphère.
La contribution d'autres sources que les émissions locales peut aussi être suspéctëe. il est possible que
les apports transfrontières et les phénomènes de réémissions compensent la diminution des émissions
dans l‘air, et conduisent à une stabilité, voire à une augmentation du dépôt. Dans le cas du zinc, par
exemple, l’augmentation plus importante des dépôts dans le nord—est de la France pourrait être due à
une contamination en provenance des pays frontaliers.
Comparaisons avec les dépôts estimés par les mousses en Europe
En Europe, les niveaux de dépôt en plomb et cadmium estimés par analyse de mousse diminuent
entre 1995/96 et 2000 [45] (Harmens, com. pers.), ce qui est comparable aux tendances observées pour“
la France.
Le mercure apparaît globalement stable en Europe. C'est une tendance également observée pour le:
plus grand nombre de mailles en France (Tableau 3.3). Ainsi, la diminution des niveaux de dépôts en mer——
cure semble plus lente que celle concernant le plomb et le cadmium.
Pour le zinc, les niveaux de dépôt estimés par analyse de mousse restent plus ou moins stables em
Europe (Harmens, com. pers.). La France, avec
une augmentation des niveaux de dépôts sur une grande
partie du temtowe, se smgularise donc. A noter: les mousses récoltées en Belgique et en Allemagne
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