Dans des régions plus rurales, comme en Pays—de—la—Loire et Limousin (Figure 2.14), une origine
agricole du zinc peut être avancée (épandage de lisier riche en zinc; utilisation du phosphure de zinc
comme insecticide et rodenticide).
2.4. Comparaisons avec l'Europe
Les concentrations mesurées dans les mousses ont fourni une information relative sur le dépôt, et les
comparaisons entre sites de collecte nous ont permis d'appréhender les variations spatiales des dépôts.
Ne disposant pas d‘une valeur de « référence » pour juger si une concentration est dommageable ou
non pour la végétation, les résultats de la campagne 2000 ont donc été interprétés en utilisant le
concept de « valeur forte » calculée pour quantifier l'exposition aux valeurs extrêmes. Des niveaux de
« pollution potentielle » ont ainsi été définis. Ceux—ci étant relatifs à la France, il conviendrait de disposer de résultats extraterritoriaux pour les nuancer.
L'objectif de cette partie est par conséquent d’interpréter les résultats de la campagne 2000 dans un
contexte plus large, au niveau européen, et de relativiser la notion de « valeur forte » française.
Pour mieux comparer nos résultats à ceux des autres pays en Europe (soient 28 pays pour la campagne 2000), les résultats sont distingués en trois groupes de pays en fonction de leur localisation
géographique (Europe du Nord2, Europe de l'Ouest3 et Europe de l'Est4), la France étant incluse dans le
groupe « Europe de l'Ouest ». Deux indicateurs (valeur médiane et valeur maximale) sont utilisés pour
effectuer cette comparaison.
La Figure 2.15 indique pour 10 éléments métalliques les valeurs des médianes obtenues en Europe
de l'Est, Europe de l'Ouest et Europe du Nord. On observe un gradient décroissant des niveaux de contamination de l'est vers l'ouest de l'Europe, et du sud au nord.
Au sein des pays du groupe « Europe de l'Ouest », la France occupe toujours une position intermé—
diaire. Les niveaux de contamination les plus faibles sont, pour une majorité d’éléments, rencontrés en
Suisse, Allemagne et Royaume—Uni, alors que les niveaux les plus élevés sont le plus souvent rencontrés
en Belgique et en Italie.
Par conséquent, si on considère la valeur médiane d’un pays comme le reflet de son niveau de contamination globale, la « contamination globale française » est relativisée par rapport aux niveaux de
contamination des autres pays européens, notamment des pays frontaliers.
En général, la valeur maximale observée dans un pays reflète une contamination locale importante
pour laquelle la source d'émission est souvent connue. Cette valeur maximale n'est pas représentative
de la contamination globale d'un pays, mais renseigne sur les niveaux les plus élevés pouvant être
atteints dans les mousses.
Les valeurs maximales observées en France ne sont pas les plus élevées en Europe, ni même dans le
groupe « Europe de l’Ouest » [45]. Elles sont généralement rencontrées en Roumanie, Bulgarie et dans
les pays de l'ex-Yougoslavie (pour les pays d'Europe de l'Est), en Norvège (Europe du Nord), en Italie et
en Espagne (Europe de l'Ouest). Les niveaux de ces pays excédent alors largement les niveaux français:
jusqu'à 17 fois pour le chrome (Europe du Nord), 25 fois pour le mercure (Europe de l'Ouest), et jusqu’à
110 fois pour le cuivre (Europe de l’Est) (Tableau 2.3).
À souligner toutefois que pour l'arsenic et le plomb, le maximum français excède les niveaux maximum rencontrés en Europe du Nord (respectivement 3,43 et 37 ug/g MS), et que pour le ZlnC, le
maximum français (294 ug/g MS) est très proche du niveau maximum rencontré en Europe de l'Ouest
(395 ug/g MS en Italie).
2 Îles Féroé, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Norvège, Suède.
3 France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Royaume-Uni, Suisse.
_
_
4
Bosnie, Bulgarie, Hongrie, Macédoine, Pologne, Rép. Tchèque, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaqu1e, Sloveme,
Ukraine.
Campagne Ï:'âi‘zÇâèi.‘f 3080
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agricole du zinc peut être avancée (épandage de lisier riche en zinc; utilisation du phosphure de zinc
comme insecticide et rodenticide).
2.4. Comparaisons avec l'Europe
Les concentrations mesurées dans les mousses ont fourni une information relative sur le dépôt, et les
comparaisons entre sites de collecte nous ont permis d'appréhender les variations spatiales des dépôts.
Ne disposant pas d‘une valeur de « référence » pour juger si une concentration est dommageable ou
non pour la végétation, les résultats de la campagne 2000 ont donc été interprétés en utilisant le
concept de « valeur forte » calculée pour quantifier l'exposition aux valeurs extrêmes. Des niveaux de
« pollution potentielle » ont ainsi été définis. Ceux—ci étant relatifs à la France, il conviendrait de disposer de résultats extraterritoriaux pour les nuancer.
L'objectif de cette partie est par conséquent d’interpréter les résultats de la campagne 2000 dans un
contexte plus large, au niveau européen, et de relativiser la notion de « valeur forte » française.
Pour mieux comparer nos résultats à ceux des autres pays en Europe (soient 28 pays pour la campagne 2000), les résultats sont distingués en trois groupes de pays en fonction de leur localisation
géographique (Europe du Nord2, Europe de l'Ouest3 et Europe de l'Est4), la France étant incluse dans le
groupe « Europe de l'Ouest ». Deux indicateurs (valeur médiane et valeur maximale) sont utilisés pour
effectuer cette comparaison.
La Figure 2.15 indique pour 10 éléments métalliques les valeurs des médianes obtenues en Europe
de l'Est, Europe de l'Ouest et Europe du Nord. On observe un gradient décroissant des niveaux de contamination de l'est vers l'ouest de l'Europe, et du sud au nord.
Au sein des pays du groupe « Europe de l'Ouest », la France occupe toujours une position intermé—
diaire. Les niveaux de contamination les plus faibles sont, pour une majorité d’éléments, rencontrés en
Suisse, Allemagne et Royaume—Uni, alors que les niveaux les plus élevés sont le plus souvent rencontrés
en Belgique et en Italie.
Par conséquent, si on considère la valeur médiane d’un pays comme le reflet de son niveau de contamination globale, la « contamination globale française » est relativisée par rapport aux niveaux de
contamination des autres pays européens, notamment des pays frontaliers.
En général, la valeur maximale observée dans un pays reflète une contamination locale importante
pour laquelle la source d'émission est souvent connue. Cette valeur maximale n'est pas représentative
de la contamination globale d'un pays, mais renseigne sur les niveaux les plus élevés pouvant être
atteints dans les mousses.
Les valeurs maximales observées en France ne sont pas les plus élevées en Europe, ni même dans le
groupe « Europe de l’Ouest » [45]. Elles sont généralement rencontrées en Roumanie, Bulgarie et dans
les pays de l'ex-Yougoslavie (pour les pays d'Europe de l'Est), en Norvège (Europe du Nord), en Italie et
en Espagne (Europe de l'Ouest). Les niveaux de ces pays excédent alors largement les niveaux français:
jusqu'à 17 fois pour le chrome (Europe du Nord), 25 fois pour le mercure (Europe de l'Ouest), et jusqu’à
110 fois pour le cuivre (Europe de l’Est) (Tableau 2.3).
À souligner toutefois que pour l'arsenic et le plomb, le maximum français excède les niveaux maximum rencontrés en Europe du Nord (respectivement 3,43 et 37 ug/g MS), et que pour le ZlnC, le
maximum français (294 ug/g MS) est très proche du niveau maximum rencontré en Europe de l'Ouest
(395 ug/g MS en Italie).
2 Îles Féroé, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Norvège, Suède.
3 France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Royaume-Uni, Suisse.
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Bosnie, Bulgarie, Hongrie, Macédoine, Pologne, Rép. Tchèque, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaqu1e, Sloveme,
Ukraine.
Campagne Ï:'âi‘zÇâèi.‘f 3080
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