Selon les résultats obtenus par le modèle de dépôt utilisé par EMEP [46], les dépôts en mercure obser—
vés en France auraient pour origine:
—
des émissions anthropiques au niveau national (43 %),
—
des émissions transfrontières en provenance majoritairement de l'Espagne (5,6 %), du Royaume—Uni
(1,8 %), de la Suisse (1,7 %), de l’Italie et de la Belgique (1,3 % respectivement) et,
—
un transport global (sources localisées hors de l'Europe), une réémission (émission consécutive à un
premier dépôt) et des sources naturelles (43 %).
.
_
>.
D'après la Carte 12, les plus forts dépôts sont simulés en région Nord-Pas-de-Calars, lle-de—France,
Picardie et Rhône-Alpes, ce qui est en accord avec les mesures effectuées dans les mousses (Figure 2.10).
Pour ces régions fortement industrialisées et urbanisées, présentant également des médianes élevées“
pour d'autres éléments d'origine anthropique (Cd, Pb, Cu, Ni et Zn), il est probable que ces forts niveaux
de fond en mercure résultent d‘un dépôt local ou régional.
Pour la Corse et la Franche—Comté, si les « niveaux moyens » de dépôt en mercure semblent plus
importants qu'ailleurs (Figure 2.10), cette tendance n'est cependant pas perceptible avec le modèle de
dépôt (Carte 12)._Les mousses, en accumulant le mercure gazeux, pourraient être de meilleurs indicateurs du mercure atmosphérique que les collecteurs de dépôt [38]. Par ailleurs, ces deux régions ne
disposent d'aucune station pérenne de mesure du dépôt qui permette de valider le modèle proposé.
C’est pourquoi une origine transfrontière du mercure, bien que non mise en évidence par le modèle,
peut toutefois être suspectée en Corse et Franche—Comté.
_
Bien que la répartition spatiale du dépôt estimé (Carte 11) et modélisé (Carte 12) montre quelques
dissemblances en fonction des régions, des comparaisons statistiques indiquent toutefois que les concentrations en mercure dans les mousses sont modérément corrélées aux dépôts modélisés.
'
0,22
+
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0,18
0,15
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Valeurs fortes : seuil à 0,15 uglg MS
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.nbesites:
39254014 28 34 25 9 3126 32 33 221131382017191115 8
i
Figure 2.10: Concentrations en mercure dans les mousses en fonction des régions. Voir Annexe 7 pour les codes
!
régions.
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-
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vés en France auraient pour origine:
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des émissions anthropiques au niveau national (43 %),
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des émissions transfrontières en provenance majoritairement de l'Espagne (5,6 %), du Royaume—Uni
(1,8 %), de la Suisse (1,7 %), de l’Italie et de la Belgique (1,3 % respectivement) et,
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un transport global (sources localisées hors de l'Europe), une réémission (émission consécutive à un
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D'après la Carte 12, les plus forts dépôts sont simulés en région Nord-Pas-de-Calars, lle-de—France,
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Pour ces régions fortement industrialisées et urbanisées, présentant également des médianes élevées“
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Pour la Corse et la Franche—Comté, si les « niveaux moyens » de dépôt en mercure semblent plus
importants qu'ailleurs (Figure 2.10), cette tendance n'est cependant pas perceptible avec le modèle de
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C’est pourquoi une origine transfrontière du mercure, bien que non mise en évidence par le modèle,
peut toutefois être suspectée en Corse et Franche—Comté.
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Bien que la répartition spatiale du dépôt estimé (Carte 11) et modélisé (Carte 12) montre quelques
dissemblances en fonction des régions, des comparaisons statistiques indiquent toutefois que les concentrations en mercure dans les mousses sont modérément corrélées aux dépôts modélisés.
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Figure 2.10: Concentrations en mercure dans les mousses en fonction des régions. Voir Annexe 7 pour les codes
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