8 000
6 000
4 000
Valeurs fortes : seuil à 3049 ug/g MS
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nbesites: 3222 3114 9 253415 281917 40 8 3126 38 39112033 2511
Figure 2.9: Concentrations en fer dans les mousses en fonction des régions. Voir Annexe 7 pour les codes des
régions.
naturelle terrigène, qu'elles soient locales (resuspension de particules du sol en période de sécheresse)
ou transfrontières (évènements sahariens), est probable. Dans ce cas, le rapport Fe/Al dans les sols étant
assez constant, on peut retrancher la contribution terrigène du fer (Carte 10) et il apparaît une nouvelle
carte qui rejoint celle des métaux anthropiques comme le cadmium (Carte 4) et le plomb (Carte 15).
En conclusion, on peut dire qu’en France le dépôt relatif en fer estimé par analyse de mousses est
principalement d'origine naturelle (Carte 10). Mais une origine anthr0pique du fer (mines et sidérurgie)
est tout de même clairement mise en évidence dans les régions nord et nord—est de la France où le rap—
port Fe/Al apparaît le plus élevé (percentiles 80—100).
2.3.6. Mercure
En France, la médiane calculée pour le mercure est de 0,07 ug/g MS (gamme des concentrations entre
0,03 et 0,21 ug/g MS). Les niveaux de dépôt estimé en mercure sont répartis de façon très homogène sur
l'ensemble du territoire français (Carte 11), avec un coefcient de variation faible, égal à 38 %
(Tableau 2.2). De plus, les niveaux sont faibles: 97 % des sites sont caractérisés par des concentrations ne
dépassant pas 0,15 ug/g MS (soient dans les deux classes de concentration les plus faibles).
Quelques sites présentant des niveaux de dépôt supérieurs au seuil des « valeurs fortes » en mercure
(0.15 ug/g MS), sont identifiés ponctuellement un peu partout en France et regroupés dans des classes
de concentration allant de 0,15 à 0,25 uglg MS. Des sources locales de pollution pourraient être à l'ori—
gine des forts niveaux observés, par exemple en région Rhône—Alpes (teneurs de 0,18 à 0,21 ug/g MS
dans des sites à proximité d'une source industrielle de production de chlore répertoriée parmi les éta—
blissements industriels émettant plus de 30 kg de Hg/an en 2000, [48]) ou bien encore en Picardie (teneur
de 0.20 tig/g M5 dans un site à proximité d’une usine de valorisation de batteries et accumulateurs mon—
trant aussi des « valeurs fortes » en cuivre et plomb). Pour les autres sites observés de façon plus
dispersée sur le territoire français, aucune source de contamination n'a pu être identiée de cette façon.
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