LA
PHOTOSYNTHÈSE
527
A2. — Fixation du
sur
un
accepteur.
1) Les techniques permettant de suivre le sort du 002.
La découverte des étapes parcourues par le gaz carbonique depuis
sa xation jusqu’à son incorporation dans l’anabolisme fut une tache
presque impossible jusqu’aux environs de 1940. Il fallait_alors mettre
en évidence, par des dosages souvent très complexes, de multiples corps
à des concentrations très faibles, ces corps se transformant à peine
formés (tachygenèse) et surtout il fallait reconnaître l’ordre d’apparition
de ces intermédiaires, l’enchaînement des réactions métaboliques et
enn distinguer ce qui était voie de la photosynthèse de ce qui était métabolisme ordinaire.
Deux techniques fondamentales permirent de passer du domaine
des hypothèses à une compréhension plus précise du sort du CO2 : le
marquage du CO2 par utilisation du 14C, isotope radio—actif du carbone
à période longue et, associée à ce marquage, la chromatographie.
a) Le marquage du 002 par le 140.
Jusqu’en 1940, l’utilisation de l’isotope 11C permettait uniquement des analyses
très brèves en raison de la vie très courte de cet élément : vingt—deux minutes
environ. A partir de 1940, l’emploi en biologie de l’isotope MC fabriqué dans les
réacteurs nucléaires par bombardement d’azote, au moyen de neutrons, permit de
retrouver le 14C incorporé dans les voies de la photosynthèse après une expéri—
mentation aussi prolongée que nécessaire, la période de cet isotope étant supérieure
à six mille ans.
On peut fournir au végétal du gaz carbonique marqué ou, plus simplement,
introduire dans le milieu de culture des Algues et des plantes aquatiques des carbo—
nates marqués.
‘
b) La chromatographie bidimensionnelle offrait aux chercheurs
une
méthode d’analyse permettant de séparer des quantités infimes
de métabolites en mélange complexe. {L’autoradiographie (voir p. 28)
permettait de retrouver dans les taches des chromatogrammes, identi—
ées grâce à des cartes chromatographiques établies au préalable, le
cheminement du C isotopique.
Une exposition sufsamment longue du chromatogramme au contact
du papier sensible permet la détection de 5—3 microgramme de MC.
011 peut également procéder par comptage de coups à l’aide d’un compteur de
GEIGER-MULLER à fenêtre mince. La sensibilité est de l’ordre de un coup pour ,
six désintégrations du 14C.. Le nombre de coups par unité de temps est donc propor-
PHOTOSYNTHÈSE
527
A2. — Fixation du
sur
un
accepteur.
1) Les techniques permettant de suivre le sort du 002.
La découverte des étapes parcourues par le gaz carbonique depuis
sa xation jusqu’à son incorporation dans l’anabolisme fut une tache
presque impossible jusqu’aux environs de 1940. Il fallait_alors mettre
en évidence, par des dosages souvent très complexes, de multiples corps
à des concentrations très faibles, ces corps se transformant à peine
formés (tachygenèse) et surtout il fallait reconnaître l’ordre d’apparition
de ces intermédiaires, l’enchaînement des réactions métaboliques et
enn distinguer ce qui était voie de la photosynthèse de ce qui était métabolisme ordinaire.
Deux techniques fondamentales permirent de passer du domaine
des hypothèses à une compréhension plus précise du sort du CO2 : le
marquage du CO2 par utilisation du 14C, isotope radio—actif du carbone
à période longue et, associée à ce marquage, la chromatographie.
a) Le marquage du 002 par le 140.
Jusqu’en 1940, l’utilisation de l’isotope 11C permettait uniquement des analyses
très brèves en raison de la vie très courte de cet élément : vingt—deux minutes
environ. A partir de 1940, l’emploi en biologie de l’isotope MC fabriqué dans les
réacteurs nucléaires par bombardement d’azote, au moyen de neutrons, permit de
retrouver le 14C incorporé dans les voies de la photosynthèse après une expéri—
mentation aussi prolongée que nécessaire, la période de cet isotope étant supérieure
à six mille ans.
On peut fournir au végétal du gaz carbonique marqué ou, plus simplement,
introduire dans le milieu de culture des Algues et des plantes aquatiques des carbo—
nates marqués.
‘
b) La chromatographie bidimensionnelle offrait aux chercheurs
une
méthode d’analyse permettant de séparer des quantités infimes
de métabolites en mélange complexe. {L’autoradiographie (voir p. 28)
permettait de retrouver dans les taches des chromatogrammes, identi—
ées grâce à des cartes chromatographiques établies au préalable, le
cheminement du C isotopique.
Une exposition sufsamment longue du chromatogramme au contact
du papier sensible permet la détection de 5—3 microgramme de MC.
011 peut également procéder par comptage de coups à l’aide d’un compteur de
GEIGER-MULLER à fenêtre mince. La sensibilité est de l’ordre de un coup pour ,
six désintégrations du 14C.. Le nombre de coups par unité de temps est donc propor-
