».
.
LA PHOTOSYNTHÈSE
517
donc comme un éclairement trop intense. Les hypothèses avancées :pour expliquer
.
cette intoxication
:
engorgement, accumulation de substances toxiques, etc.
Toujours est-il que les nécroses apparaissent beaucoup plus rapidement «etsont
beaucoup plus importantes si le sol estpauvre en matériaux nutritifs : nitrates,
phosphates, sulfates, etc. Tout se passe comme si une alimentation minérale insuf—
sante limitait l’incorporation dans l’anabolisme des produits issus de la photosynthèse.
_
.
'
—
La fumure carbonique des plantes supérieures par emploi de CO2 chimiquement
pur est souvent défavorable à la longue, au—delà d’une atmosphère enrichie dix
_
fois. Le rendement ne s’élève que momentanément. Mais, aux mêmes concentrations, la fumure aérienne des couches maraîchères est beaucoup plus bénéque.
L’eifet favorable serait lié au dégagement de petites quantités d’ammoniac absorbé
par les feuilles en même temps que le C02. L’ammoniaque empêcherait, en parti—
culier, la fermeture des stomates qui se produit rapidement en atmosphère trop
riche en CO,. 11 permettrait aussi une synthèse protidique intense.
_
3. —— Action
la température.
,
L’intensitéde la photosynthèse en fonction de la température a été
étudiée en atmosphère enrichie en CO2 et sous des éclairements intenses,
an d’éliminer tout autre facteur limitant. La forme générale des courbes
obtenues indique que la photosynthèse réagit aux variations de_tempé—
_
rature à‘peu près comme la respiration et la plupart des phénomènes
biologiques qui sont sous la dépendance d’interventions diastasiques
.
(revoir g. 181). L’assimilation débute pour une température assez
faible — généralement légèrement inférieure à 0 °C. —— Elle s’accroît
rapidement pour
atteindre un maximum à des températures voisines de
35—40
°C,
puis diminue rapidement.
Elle
est
généralement
nulle
vers 50 °C. Si l’arrêt de l’assimilation aux basses températures corres—
_
pond à une simple inactivation diastasique, l’action des températures
élevées correspond à une dénaturation enzymatique et ,à l’apparition
de lésions protoplasmiques irréversibles.
Le minimum, l’optimum et le maximum se confondent, le plus souvent, pour une plante donnée avec ceux que l’on peut établir pour la
marche de la croissance en fonction
de la température, ce qui conrme
que l’intensité de la photosynthèse est un facteur trophique essentiel
de la croissance.
—
…
Les valeurs données ci—dessus
sont que des moyennes correspondant, en
particulier, au comportement
plantes bariales de nos régions (plantes mésothermes). Mais, chez les espèces des pays froids (plantes microthermes), l’assimila—
tion est encore mesurable à très basse température (— 15 °C pour beaucoup de
plantes alpines, — 35. °C chez l’Épicéa‘). Par contre, dans les régions tropicales, la —
photosynthèse n’est déclenchée que vers + 5 °C à + 8 °C. Enn les espèces
""
t
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LA PHOTOSYNTHÈSE
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donc comme un éclairement trop intense. Les hypothèses avancées :pour expliquer
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cette intoxication
:
engorgement, accumulation de substances toxiques, etc.
Toujours est-il que les nécroses apparaissent beaucoup plus rapidement «etsont
beaucoup plus importantes si le sol estpauvre en matériaux nutritifs : nitrates,
phosphates, sulfates, etc. Tout se passe comme si une alimentation minérale insuf—
sante limitait l’incorporation dans l’anabolisme des produits issus de la photosynthèse.
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La fumure carbonique des plantes supérieures par emploi de CO2 chimiquement
pur est souvent défavorable à la longue, au—delà d’une atmosphère enrichie dix
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fois. Le rendement ne s’élève que momentanément. Mais, aux mêmes concentrations, la fumure aérienne des couches maraîchères est beaucoup plus bénéque.
L’eifet favorable serait lié au dégagement de petites quantités d’ammoniac absorbé
par les feuilles en même temps que le C02. L’ammoniaque empêcherait, en parti—
culier, la fermeture des stomates qui se produit rapidement en atmosphère trop
riche en CO,. 11 permettrait aussi une synthèse protidique intense.
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3. —— Action
la température.
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L’intensitéde la photosynthèse en fonction de la température a été
étudiée en atmosphère enrichie en CO2 et sous des éclairements intenses,
an d’éliminer tout autre facteur limitant. La forme générale des courbes
obtenues indique que la photosynthèse réagit aux variations de_tempé—
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rature à‘peu près comme la respiration et la plupart des phénomènes
biologiques qui sont sous la dépendance d’interventions diastasiques
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(revoir g. 181). L’assimilation débute pour une température assez
faible — généralement légèrement inférieure à 0 °C. —— Elle s’accroît
rapidement pour
atteindre un maximum à des températures voisines de
35—40
°C,
puis diminue rapidement.
Elle
est
généralement
nulle
vers 50 °C. Si l’arrêt de l’assimilation aux basses températures corres—
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pond à une simple inactivation diastasique, l’action des températures
élevées correspond à une dénaturation enzymatique et ,à l’apparition
de lésions protoplasmiques irréversibles.
Le minimum, l’optimum et le maximum se confondent, le plus souvent, pour une plante donnée avec ceux que l’on peut établir pour la
marche de la croissance en fonction
de la température, ce qui conrme
que l’intensité de la photosynthèse est un facteur trophique essentiel
de la croissance.
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Les valeurs données ci—dessus
sont que des moyennes correspondant, en
particulier, au comportement
plantes bariales de nos régions (plantes mésothermes). Mais, chez les espèces des pays froids (plantes microthermes), l’assimila—
tion est encore mesurable à très basse température (— 15 °C pour beaucoup de
plantes alpines, — 35. °C chez l’Épicéa‘). Par contre, dans les régions tropicales, la —
photosynthèse n’est déclenchée que vers + 5 °C à + 8 °C. Enn les espèces
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