502
NUTRITION
CARBONÉÉ DE LA PLANTE
_
——
au moment dela dépression de midi, enregistrée vers le milieu de
;;
la journée aussi bien pour la transpiration que pour la photosynthèse,
'la fermeture des stomates n’est pas obligatoirement la seule cause, ni
;;
même une cause, de la dépression de la photosynthèse : peuvent jouer
la déshydratation des tissus, l’accumulation des glucides et surtout
l’inuence de lumières trop intenses.
L’arrêt ou le ralentissement de la xation—réduction du C02, lorsqu’il est déter;
miné par la fermeture stomatique, n’empêche pas obligatoirement l’utilisation
de l’énergie lumineuse captée. Celle—ci peut servir à d’autres ns comme, par
exemple à la synthèse directe de composés à haut pouvoir énergétique, comme
l’ATP, à partir d’AMP ou d’ADP et de phosphate minéral.
b) Teneur en chlorophylle des cellules assimilatrices. —— La détermination systématique, dans un grand nombre de cas, du rapport entre la
quantité de CO2 absorbé et la teneur en chlorophylle des tissus n’indique
aucune relation nette entre les deux faits dans des conditions normales.
Ainsi, alors que les feuilles normales d’Orme contiennent quatorze
fois plus de
chlorophylle que des feuilles étiolées, leur assimilation, dans les mêmes conditions
de milieu, se révèle être seulement égale à 1,3- fois celle des feuilles étiolées,
Par contre, si on compare une feuille jeune et une feuille âgée de Vigne vierge,
la teneur en chlorophylle est la même et cependant l’assimilation est huit fois plus
intense dans la feuille jeune que dans l’organe âgé.
La conclusion à laquelle aboutissent la plupart de ces travaux est que
la chlorophylle surabonde dans les organes chlorophylliens et ne constitue
un facteur limitant que dans ceux très fortement étiolés.
i
Les feuilles contiennent en moyenne 0,25 % de leur poids frais de chlorophylle.
Les feuilles d’ombre sont plus riches en chlorophylle que les feuilles de lumière.
{ %
Certaines feuilles très riches (Épinard, Ortie) en contiennent jusqu’à 0,50 %.
Même des feuilles jaune verdâtre, dont l’étiolement n’est pas total, en contiennent
0,02 à 0,1 %. Or, il sufrait d’une teneur en chlorophylle de 0,05 à 0,10 % pour
que la photosynthèse ne soit plus limitée par ce facteur.
Signication de ces faits. —— Nous verrons que la chlorophylle est
le seul pigment capable de convertir l’énergie lumineuse en énergie
chimique. Comme, en général, la teneur en chlorophylle ne détermine pas
l’intensité de la photosynthèse, c’est que celle—ci est habituellement
limitée par d’autres facteurs intracellulaires. Les phénomènes intimes
;
de la photosynthèse impliquent logiquement autre chose que la simple
?
capture de l’énergie lumineuse et sa conversion en énergie chimique. A
3;
ce phénomène succèdent donc des réactions « obscures ».
_
.;
_
..;î‘;;
c) Teneur en eau des tissus. —— Une hydratation normale des tissus
î ÿÎ
est nécessaire à la réalisation d’une photosynthèse active. Certes la
;
NUTRITION
CARBONÉÉ DE LA PLANTE
_
——
au moment dela dépression de midi, enregistrée vers le milieu de
;;
la journée aussi bien pour la transpiration que pour la photosynthèse,
'la fermeture des stomates n’est pas obligatoirement la seule cause, ni
;;
même une cause, de la dépression de la photosynthèse : peuvent jouer
la déshydratation des tissus, l’accumulation des glucides et surtout
l’inuence de lumières trop intenses.
L’arrêt ou le ralentissement de la xation—réduction du C02, lorsqu’il est déter;
miné par la fermeture stomatique, n’empêche pas obligatoirement l’utilisation
de l’énergie lumineuse captée. Celle—ci peut servir à d’autres ns comme, par
exemple à la synthèse directe de composés à haut pouvoir énergétique, comme
l’ATP, à partir d’AMP ou d’ADP et de phosphate minéral.
b) Teneur en chlorophylle des cellules assimilatrices. —— La détermination systématique, dans un grand nombre de cas, du rapport entre la
quantité de CO2 absorbé et la teneur en chlorophylle des tissus n’indique
aucune relation nette entre les deux faits dans des conditions normales.
Ainsi, alors que les feuilles normales d’Orme contiennent quatorze
fois plus de
chlorophylle que des feuilles étiolées, leur assimilation, dans les mêmes conditions
de milieu, se révèle être seulement égale à 1,3- fois celle des feuilles étiolées,
Par contre, si on compare une feuille jeune et une feuille âgée de Vigne vierge,
la teneur en chlorophylle est la même et cependant l’assimilation est huit fois plus
intense dans la feuille jeune que dans l’organe âgé.
La conclusion à laquelle aboutissent la plupart de ces travaux est que
la chlorophylle surabonde dans les organes chlorophylliens et ne constitue
un facteur limitant que dans ceux très fortement étiolés.
i
Les feuilles contiennent en moyenne 0,25 % de leur poids frais de chlorophylle.
Les feuilles d’ombre sont plus riches en chlorophylle que les feuilles de lumière.
{ %
Certaines feuilles très riches (Épinard, Ortie) en contiennent jusqu’à 0,50 %.
Même des feuilles jaune verdâtre, dont l’étiolement n’est pas total, en contiennent
0,02 à 0,1 %. Or, il sufrait d’une teneur en chlorophylle de 0,05 à 0,10 % pour
que la photosynthèse ne soit plus limitée par ce facteur.
Signication de ces faits. —— Nous verrons que la chlorophylle est
le seul pigment capable de convertir l’énergie lumineuse en énergie
chimique. Comme, en général, la teneur en chlorophylle ne détermine pas
l’intensité de la photosynthèse, c’est que celle—ci est habituellement
limitée par d’autres facteurs intracellulaires. Les phénomènes intimes
;
de la photosynthèse impliquent logiquement autre chose que la simple
?
capture de l’énergie lumineuse et sa conversion en énergie chimique. A
3;
ce phénomène succèdent donc des réactions « obscures ».
_
.;
_
..;î‘;;
c) Teneur en eau des tissus. —— Une hydratation normale des tissus
î ÿÎ
est nécessaire à la réalisation d’une photosynthèse active. Certes la
;
