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NUTRITION CABB'ÔNÉE DE LA PLANTE
Une feuille de Pélargonium soumise à ce traitement le matin, à l’issue
de la période d’obscurité nocturne, ne se colore pas en bleu. Traitée de
la même façon après quelques heures d’exposition à la lumière, elle se
colore nettement. Pendant la nuit, ou à l’obscurité, non seulement
l’amidon n’est plus synthétisé mais il disparaît; il est mobilisé sous
‘
forme soluble (hydrolyse par des amylases ou transformation en hexoses—
…
_‘
phosphates par des phosphorylases) et entraîné vers d’autres parties
de la plante. Cette migration a également lieu à la lumière, mais elle est moins
rapide que la production d’amidon et celui—ci s’accumule jusqu’à engor—
-
gement des cellules.
L’expérience du cache conrme que l’amidon ne s’accumule que dans les cellules directement éclairées : si un cache opaqùe est xé sur une partie de la feuille
‘ ,
exposée à la lumière, les régions soustraites à l’éclairement ne se colorent plus par
_
.
action du réactif iodo—iod'uré contrairement aux régions voisines. La zone non
colorée restitue exactement l’empreinte du cache (g. 198).
c) Formation de glucides autres que l’amidon, en particulier formation
de sucres solubles. —— Les espèces où la photosynthèse se traduit par une
»
accumulation abondante d’amidon sont dites amylifëres. De l’amidon
n’apparaît pas chez toutes les plantes vertes et, en particulier, sa formâ—
tion est rare dans les feuilles de Monocotyledones exposées à la lumière.
Il y a très peu d’amidon chez les Iridacées. Il n’y a pas d’amidon dans les feuilles
“
de beaucoup de Liliacées, Amaryllidacées, Orchidacées et de Graminacées comme
le Blé, où cependant l’amidon abonde dans d’autres organes.
Lorsque ce sont, comme chez les familles précédentes, les sucres
solubles, le saccharose par exemple, qui augmentent pendant que les
organes verts sont éclairés en présence de CO,, on parle de feuilles
sacchariîères.
,
Remarque. —— Chez les feuilles qui normalement ne forment pas d’amidon,
celui—ci apparaît lorsque ces organes sont placés sur une solution sufsamment
concentree de sucres (glucose, fructose, maltosé, saccharose par exemple, etc.). Ce
résultat s’obtient avec des feuilles d’Iris, d’0ignon, de Laitue, d’0rchidées, etc.
Il semble donc que, dans les conditions naturelles, les sucres solubles ne sont pas
‘
assez_concentrés
dans les cellules pour déclencher leur condensation en amidon.
Ceci implique que,
chez les plantes amylifères, l’amidon n’est certainement pas
le premier glucrde formé au cours
de la photosynthèse. Cette conclusion est conrmée par l’emploi des isotopes radio-actifs du carbone.
'
L’augmentation
de pression osmotique
des tissus verts placés à la
lumière est donc très certainement imputable, pour la majeure partie, à
l’élaboration de sucres solubles.
‘
'
'
d) Formation de substances
les glucides. —— L’emploi des
isotopes radio—actifs du carbone et, en particulier, du 14C à période langue
,
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NUTRITION CABB'ÔNÉE DE LA PLANTE
Une feuille de Pélargonium soumise à ce traitement le matin, à l’issue
de la période d’obscurité nocturne, ne se colore pas en bleu. Traitée de
la même façon après quelques heures d’exposition à la lumière, elle se
colore nettement. Pendant la nuit, ou à l’obscurité, non seulement
l’amidon n’est plus synthétisé mais il disparaît; il est mobilisé sous
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forme soluble (hydrolyse par des amylases ou transformation en hexoses—
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phosphates par des phosphorylases) et entraîné vers d’autres parties
de la plante. Cette migration a également lieu à la lumière, mais elle est moins
rapide que la production d’amidon et celui—ci s’accumule jusqu’à engor—
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gement des cellules.
L’expérience du cache conrme que l’amidon ne s’accumule que dans les cellules directement éclairées : si un cache opaqùe est xé sur une partie de la feuille
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action du réactif iodo—iod'uré contrairement aux régions voisines. La zone non
colorée restitue exactement l’empreinte du cache (g. 198).
c) Formation de glucides autres que l’amidon, en particulier formation
de sucres solubles. —— Les espèces où la photosynthèse se traduit par une
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accumulation abondante d’amidon sont dites amylifëres. De l’amidon
n’apparaît pas chez toutes les plantes vertes et, en particulier, sa formâ—
tion est rare dans les feuilles de Monocotyledones exposées à la lumière.
Il y a très peu d’amidon chez les Iridacées. Il n’y a pas d’amidon dans les feuilles
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de beaucoup de Liliacées, Amaryllidacées, Orchidacées et de Graminacées comme
le Blé, où cependant l’amidon abonde dans d’autres organes.
Lorsque ce sont, comme chez les familles précédentes, les sucres
solubles, le saccharose par exemple, qui augmentent pendant que les
organes verts sont éclairés en présence de CO,, on parle de feuilles
sacchariîères.
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Remarque. —— Chez les feuilles qui normalement ne forment pas d’amidon,
celui—ci apparaît lorsque ces organes sont placés sur une solution sufsamment
concentree de sucres (glucose, fructose, maltosé, saccharose par exemple, etc.). Ce
résultat s’obtient avec des feuilles d’Iris, d’0ignon, de Laitue, d’0rchidées, etc.
Il semble donc que, dans les conditions naturelles, les sucres solubles ne sont pas
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assez_concentrés
dans les cellules pour déclencher leur condensation en amidon.
Ceci implique que,
chez les plantes amylifères, l’amidon n’est certainement pas
le premier glucrde formé au cours
de la photosynthèse. Cette conclusion est conrmée par l’emploi des isotopes radio-actifs du carbone.
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L’augmentation
de pression osmotique
des tissus verts placés à la
lumière est donc très certainement imputable, pour la majeure partie, à
l’élaboration de sucres solubles.
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d) Formation de substances
les glucides. —— L’emploi des
isotopes radio—actifs du carbone et, en particulier, du 14C à période langue
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