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NUTRITION CARBONÊE DE LA PLANTE
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Cette organisation du carbone qui réclame un apport d’énergie consi—
’
dérable se résume par le schéma :
H
O=C=O + H,O —> ——(I}— + 02—112 kilocalories
o'H
Seule la principale forme d’autotrophie ou phototrophie, qui est
celle des végétaux chlorophylliens, sera étudiée ici. L’énergie nécessaire
à l’organisation du carbone minéral est fournie chez les phototrophes
par l’énergie lumineuse que captent ces végétaux. L’organisation du carbone
minéral est donc alors une photosynthèse. Elle exige la présence d’un
pigment assimilateur aux propriétés exceptionnelles : la chlorophylle.
Aussi est—elle également appelée ASSIMILATION CHLOBOPHYLLIENNE.
Chez les Bactéries, placées de plus en plus à part du règne végétal, quelques
formes sont autotrophes, mais l’énergie nécessaire àla xation-réduction
du carbone minéral est alors fournie par oxydation d’un composé miné—
ral du milieu. C’est la chimiotrophie qui peut donc être réalisée même à
l’obscurité. A côté des Bactéries chimiotrophes typiques, certaines Bactéries exigent à la fois de l’énergie chimique et un appoint d’énergie
lumineuse pour réaliser leur autotrophie. Ce sont des chimiophototrophes.
Chimiosynthèse et photochimiosynthèse, quoique étant uniquement
des phénomènes bactériens, présentent un grand intérêt comparatif dans
la
compréhension des mécanismes de la photosynthèse. C’est dans
ce
sens—là que nous y
ferons allusion.
2. —— Hétérotrophie pour le carbone.
Le Champignon Sterigmaiocystis nigra, objet des cultures de RAULIN
(voir p. 47 et 55), exige pour croître et se développer normalement la pré—
sence, en quantité sufsante dans _lémilieu, d’une substance organique :
glucose, glycérol, saccharose, etc. De tels organismes, s’ils peuvent xer
un peu de CO2 du milieu (voir p. 416), exigent dans leur alimentation
une
source
de carbone organique et donc de carbone déjà organisé
par les autotrophes, dont ils sont tributaires. Ils sont dits hétérotrophes.
L’hétérotrophie caractérise la grande-majorité des Bactéries (à l’exception
des quelques formes chimiotrophes et chimiophototrophes précédemment citées), la totalité des Champignons et quelques formes dégradées de
plantes supérieures (plantes holoparasites comme les Orohanchés, iles
.
Cuscutes, les Monotropes, plantes saprophytes comme les Néotties). Les
végétaux hétérotrophes sont incolores ou plus exactement non chlorophylliens, car d’autres pigments, non assimilateurs, peuvent les colorer.
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