LES ALCALOÏDES
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humain ou animal, sont considérables. Aussi les alcaloïdes ont—ils sur— .
tout été étudiés d’un point de
purement pharmaeodynamique :
la morphine et la quinine par exemple sont des stupéants fébrifuges,
la nicotine et la caféine des stimulants, la strychnine un alcaloïde tétanisant;
ils
n’inuencent
pas
uniquement le fonctionnement du
système
nerveux : la colchicine bloque les mitoses des cellules animales ou végé_
tales en empêchant la séparation des chromatides en anaphase. Il en
résulte des cellules polyploîdes.
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Répartition systématique.
Une centaine d’alcaloïdes sont connus. Ils sont fournis en grande
quantité par des plantes alcaloïdifères. Il n’y a jamais d’alcaloïdes chez
les Mousses et les Algues. On en trouve rarementchez les Champignons,
les Fougères, les Gymnospermes, bien que Certains représentants de ces
groupes fournissent des alcaloïdes très importants comme l’ergotamine
de l’Ergot du Seigle et l’éphédrine des Ephedra. Quelques familles
d’Angiospermes sont réputées pour leur richesse en plantes alcaloïdifères.
Ainsi, chez les Solanacées, la Pomme de terre et la Tomate fournissent la
solanine,
le Tabac la nicotine, la Jusquianie l’hyoscyamine, la Belladone
l’atropine, etc. De même, chez les Rubiacées, le Caféier, l’Ipéca, le
Quinquina sont alcàloïdifëres; les Papavéracées présentent aussi de
nombreuses espèces à alcaloïdes.
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Une même plante peut fournir divers alcaloïdes. Il y a au moins
vingt-cinq alcaloïdes différents dans le ldtex & opium s’écoulant de la
capsule immature de Papaver somniferum, le Pavot à opiu1n;@armi ces
alcaloïdes, citons la morphine, la codéine, la papavérine, la narcotine,
la narcéine, la théba‘ine, etc. De même, il y a une trentaine d’alcaloïdes
dans l’écorce du Quinquina, dont la quinine, la cinchonidine, etc. Inver—
sement un-mêmc alcaloïde peut“ exister chez des plantes très différentes:
la caféine est produite par le Caféieir (Bubîacées), le Colatier (Stercu—
liacées), le Théier (Ternstrœmiacées).
De plus en plus, il est démontré que les alcaloïdes existent beaucoup plus fréquem—
ment chez les plantes supérieures qu’on ne le pensait autrefois. La narcoline, alcaloïde de l’opium, a été retrouvée dans les oranges immatures, dans des Tomates non
mûres, chez des Choux, des Pommes de terre à des concentrations de l’ordre du
'
milligramme par kilogramme.
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La teneur en alcaloïdes d’une plante est variable selon les conditions de climat
,
et de sol. Les alcaloïdes s’accumulent abondamment en climat sec (Quinquz‘na).
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