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NUTRITION AZO‘TÉE ET BIOSYNTHÈSE
Si c’est la suite de trois bases de l’ARN qui signie un acide aminé,
ily a 43 soit 64 combinaisons différentes, ce qui est plus que sufsant
et offre une trop grande richesse de combinaisons. D’où l’hypothèse,
au début basée sur ces considérations théoriques, que c’est un triplet
de bases qui codie un acide aminé. Ces triplets sont les codons.
Déchi‘rement des clefs du code de la synthèse protéique. ——- Ce déchif—
frement a été mené à bien en fabriquant des ARN de synthèse de composition connue et en contrôlant les acides aminés dont ils peuvent signier
,
l’accrochage.
'
Le premier, NIEEMBERG fabrique, grâce à la polyribonucléotide-phosphorylose, un ARN synthétique polyuridylique en la faisant agir uniquement
sur des nucléotides diphosphates à uracile.
Or la protéine, qui est synthétiSée suivant le code de cet ARN poly—U
*
consiste en une longue séquence d’une seule sorte d’acide aminé, la
phény!alanine. On en déduit évidemment que le triplet qui commande
'
_Ï ' Î —
l’incorporation de la phénylalanine dans une protéine est formé par
trois uraciles U—U—U.’
‘
De même, si l’on fabrique par exemple un ABN qui contienne de l’uracile et de la
..
guanine dans le rapport 5/1, les triplets qui pourront jouer le rôle de codon dans
à
cet ARN synthétique seront :
{
——
des triplets U—U—U (les plus fréquents);
‘.
——
des triplets à 2 U et 1 G (5 fois moins fréquents);
'
——
des triplets à 1 U et 2 G (25 fois moins fréquents);
.
—
des triplets à 3 G (125 fois moins fréquents).
…
Or la protéine formée, grâce à cet ARN, Contient surtout de la phénylalanine
_
mais aussi 1/5 de cystéine, 1/8 de leucine (ces deux acides aminés seraient donc
signiés par des triplets à 2 U et 1 G), 1/20 de tryptophane, 1/24 de glycocolle (qui
seraient donc signiés par des triplets à1 U et 2 G), etc.
—
,
Encore faut—il pour établir les…64 combinaisons, préciser enplus de la nature des
trois bases du triplet leur ordre, car un triplet à 1 U et 2 G peut a priori signier
trois acides aminés différents selon qu’il “s’écrit UGG, GUG ou GGU.
-
'
Le code paraît universel, c’est—à—dh‘e valable ppur toutes les cellules.
Une analyse systématique basée sur le principe sommairement indiqué
permet de dresser le tableau des correspondances triplet—acideaminé.
Par exemple :
‘
«
,
-
.
‘
'
Phényialanine . . . . . . . .
3 U
-
__
.“. .«. .
.
.
1 U 2‘G
Alanine..…………….…
1U 1 c 1 G
Hiétidiiië
1U 1A’1 C“ V
Arginine
1U 10 1G
Isoleucine..……………
2U 1 A
'
Acideaspartique
1U 1A 1 G
Proline..……….…….
U 2G
Cystéîne
2U 1 G
Tyrosine............…
2U 1A, etc.
NUTRITION AZO‘TÉE ET BIOSYNTHÈSE
Si c’est la suite de trois bases de l’ARN qui signie un acide aminé,
ily a 43 soit 64 combinaisons différentes, ce qui est plus que sufsant
et offre une trop grande richesse de combinaisons. D’où l’hypothèse,
au début basée sur ces considérations théoriques, que c’est un triplet
de bases qui codie un acide aminé. Ces triplets sont les codons.
Déchi‘rement des clefs du code de la synthèse protéique. ——- Ce déchif—
frement a été mené à bien en fabriquant des ARN de synthèse de composition connue et en contrôlant les acides aminés dont ils peuvent signier
,
l’accrochage.
'
Le premier, NIEEMBERG fabrique, grâce à la polyribonucléotide-phosphorylose, un ARN synthétique polyuridylique en la faisant agir uniquement
sur des nucléotides diphosphates à uracile.
Or la protéine, qui est synthétiSée suivant le code de cet ARN poly—U
*
consiste en une longue séquence d’une seule sorte d’acide aminé, la
phény!alanine. On en déduit évidemment que le triplet qui commande
'
_Ï ' Î —
l’incorporation de la phénylalanine dans une protéine est formé par
trois uraciles U—U—U.’
‘
De même, si l’on fabrique par exemple un ABN qui contienne de l’uracile et de la
..
guanine dans le rapport 5/1, les triplets qui pourront jouer le rôle de codon dans
à
cet ARN synthétique seront :
{
——
des triplets U—U—U (les plus fréquents);
‘.
——
des triplets à 2 U et 1 G (5 fois moins fréquents);
'
——
des triplets à 1 U et 2 G (25 fois moins fréquents);
.
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des triplets à 3 G (125 fois moins fréquents).
…
Or la protéine formée, grâce à cet ARN, Contient surtout de la phénylalanine
_
mais aussi 1/5 de cystéine, 1/8 de leucine (ces deux acides aminés seraient donc
signiés par des triplets à 2 U et 1 G), 1/20 de tryptophane, 1/24 de glycocolle (qui
seraient donc signiés par des triplets à1 U et 2 G), etc.
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,
Encore faut—il pour établir les…64 combinaisons, préciser enplus de la nature des
trois bases du triplet leur ordre, car un triplet à 1 U et 2 G peut a priori signier
trois acides aminés différents selon qu’il “s’écrit UGG, GUG ou GGU.
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'
Le code paraît universel, c’est—à—dh‘e valable ppur toutes les cellules.
Une analyse systématique basée sur le principe sommairement indiqué
permet de dresser le tableau des correspondances triplet—acideaminé.
Par exemple :
‘
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,
-
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Phényialanine . . . . . . . .
3 U
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1 U 2‘G
Alanine..…………….…
1U 1 c 1 G
Hiétidiiië
1U 1A’1 C“ V
Arginine
1U 10 1G
Isoleucine..……………
2U 1 A
'
Acideaspartique
1U 1A 1 G
Proline..……….…….
U 2G
Cystéîne
2U 1 G
Tyrosine............…
2U 1A, etc.
