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LA PROTÊOGENÈSE ET LA NUCLÉOPROTÉOGENÈSE
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Cette nitrate—reductase a été retrouvée chez toutes les plantes vertes
et chez de très nombreux micro-organismes.
'
Chez les Bactéries et les Champignons normalement nourris avec des
substances azotées organiques ou de l’ammoniac, après un apport de
nitrates, il faut un certain temps pour que la réduction en nitrites débute.
La nitrate—réductase constitue donc un enzyme inductible. De nombreux
—
micro—organismes ne peuvent la former et done utiliser les nitrates.
D’autres cofacteurs sont nécessaires à la réduction des nitrates :
sans
doute les
avines nucléotides (FMN, FAB) et manifestement le
molybdène.
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-
Importance du molybdène comme coiacteur de la réduction des
—‘
nitrates. — Si le milieu de culture de micro—organismes capables de
réduire les nitrates dans des conditions normales est carencé en molybdène,
les nitrates s’accumulent dans les cellules.
L’action de la nitrate—réductaSe est supprimée par addition de cyanure ou de thiouréé à l’extrait tissulaire. Dans la diastase, il y a donc
un métal. Or l’activité du système inhibé peut être restaurée par addition de molybdène.
_
Ceci explique que le molybdène soit indispensable aux synthèses
protéiques. Dans une plante earencée en molybdène, les protéides sont
très peu abondants. La carence en molybdène simule une carence azotée.
Dans la conception de ‘NICHOLAS ET NASON, la réduction
nitrates
serait conduite suivant le-mécanisme :
‘
_
‘
…
2H+
NADPH+H*
FAD
.
'
Mos+
'
'
NO;
X
—
_
_
"
’
H20
NADP+
FADHî
Mo“
_
NO;
.
Chez les plantes, les étapes suivant l’obtention de NO; sont mal
connues. Mais, comme chez
Bactéries dénitriantes qui réduisent
activement les nitrates, il est possible qu’agisserit quatre enzymes
catalysant les diérentes étapes :
.
'
——
une nitrate—réductase;
—une nitrite-réductase; '
‘
'
'
——
une
hybonitrite-rédüctdsè;
.
——
une
hydroxamine-réductase.
‘
-
'
'
Cette série est hypothétique.
"
P. BINET et J.—P. BBUNEL. — Physiologie végétale. Tome II.
17.
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