684
NUTRITION
AZOTÊE ET BIOSYNTHÈSE
"
nodesités des Légumineuses, elles deviennent de plus en plus ligneuses,
tandis que leur surface se recouvre d’une couche subériée brunâtre. Les
échanges gazeux et, en particulier, la pénétration de l’azote se font
par des lenticelles et des diverticules clairs bourgeonnés à la surface.
La nodosité, qui prend un aspect cérébriforme, est pérenne et fonction.
nelle pendant toute la vie de l’arbre.
{_
Nature du micro-organisme symbiotique. —— Il est très difcile à obtenir en culture
pure,_car la symbiose est très poussée et l’endophyte très fragile dès que celle-ci
est rompue. L’endophyte de l’Aulne, cultivé sur nodosités excisées, a un aspect
'
lamenteux, ténu et ramié. qui l’a fait considérer longtemps comme un Cham—
pignon, Frankia alnz‘. Il s’agirait de la forme d’involution d’une Bactérie actino—
mycétale, Actinomyaes alni.
Par analyse spectrale, on a pu mettre en évidence des traces d’hémo'—
globine dans ces nodules.
-
‘;
Importance de la xation et action améliorante. —— La xation
de l’azote gazeux est intense. Un Aulne de2 mètres xe de 0,25 à 0,50 kilo—
gramme d’azote par an. Un hectare planté d’Aulnes peut xer plus de
500 kilogrammes d’azote par an.
L’enrichissement du sol en azote combiné a lieu par lyse de nodules, mais surtout
parla
chute des Ieuilles (la litière de feuilles mortes d’Aulne est réputée pour sa
fertilité)
et par excrétion. Des plantations de Sapins associées à 1’Aulne prospèrent.
L Aulne pourra1t ]01181‘ en sylviculture le rôle des Légumineuses en agriculture.
l,a capacrte
xatnce permet d’expliquer certains faits écologiques :les arbres
a nodesrtés
xatrrces sont souvent des pionniers en sol pauvre : l’Aulne envahit
le premier
les alluvions morainiques de l’Alaska. Au même titre, l’Hippophæ
rharnnozdes ou Argousier est souvent préféré à l’Oyat pour xer les dunes, qu’il
fert1hse. Il faut cependant inoculer les boutures.
3. — Mécanisme de la xation de l’azote libre, N,.
_
Le mécanisme pourrait être très voisin pour les Bactéries asymbio—
t1ques du type Azotobacier et pour les symbioses, plantes supérieuresmicro—organismes.
_Le cas des algues bleues symbiotiques mis à part, le processus « symbiotique »
d1i‘fere sans doute du processus asymbiotique parce qu’il fait intervenir initialement
dans le complexe enzymatique xateur au moins un enzyme (auquel participe la
léc}gäémoglobme
par exemple) que, seuls, les deux organismes associés peuvent
a
orer.
Précédent

- 251/374

Suivant