H
\
_
680
NUTRITION AZOTÉE ET BIOSYNTHÈSE
tication, en même temps que débute la dégénérescence des nodules, la Légumineuse
“
peut récupérer plus des deux tiers de l’azote précédemment excrété. Cette récupération est d’autant plus réduite que la ore d’accompagnement est dense.
B) A la mort de la plante. — La décomposition de l’appareil radi—
culaire et des parties aériennes enrichit le sol en azote. Les parties
aériennes peuvent être enfouies par les labours. C’est la pratique de
l’engrais vert à peu près abandonnée d’ailleurs, l’utilisation de ces parties
‘
1‘
pour la nourriture du bétail étant plus rentable. Même si la totalité des
parties aériennes est réeoltée (fourrages), la décomposition des racines
restitue au sol environ 20 kilogrammes d’azote par hectare et par an.
Les Légumineuses occupent une place
de choix dans les assolements. Leur culture, intéressante par elle—même,
ne nécessite pas d’apport d’engrais azoté et enrichit le sol en azote
pour les années à venir. II,.CSË également courant d’associer_une Légu—_.
mineuse à une autre culture; par exemple,, de semer des Légumin'euses
basses sous les céréales ou le Lin, plantes particulièrement exigeantes
'
en
azote.
‘
;
En fait, il peut arriver que les Légumineùsesnodulent mal ou pas
dans certains sols. Ceci est le plus souvent imputable à l’absence de la
souche de Rhizobium spécique.
a
été observé fréquemment
pour le Soja, culture d’introduction relativement récente en France.
En effet, les Rhizobiam prélevés sur une espèce de Légumineuses
ne
sont pas toujours capables de provoquer la modulation d’autres
espèces : ainsi le Rhizobz‘um du Trèe (Riz. trifolii) est inactif sur la
'
Luzerne qui exige, pour former des nodules efcients, l’infection par
Rhizobium meliloii. Il s’agit plus de races physiologiques que d’espèces
j Ïï=Ï_ÎÈ
di"érentes de Rhizobium.
.
Une souche de Rhizobium non adaptée à l’espèce de
'
contaminée peut provoquer une nodulation inefciente.
Les
Bactéries inefciet‘es restent toujours entourées, chez l’hôte, d’une gaine
mucrlagineuse qui empêche la symbiose intime de s’établir. Dans la nodulation
efciente, cette gaine est dissoute. Lors de lanodulation inefcîente, il n’ya jamais
formation de leghémoglobine.
‘
.
'
F:"
Les Rhizobium 5Pé°î‘iües : peuvent être. éliminés progressivement
:}.
au cours de la culture prolongée de plantes étrangères. Mais, inversement,
il arrive que la IIOdU18üOHdG‘—Vienne de moins en moins intense sur un
501 Où l’on pratique, de Ïaç0n intensive et depuis plusieurs années, 121“ -
CUHUTG des
C’est,
la « fatigue des quernières »
ou, à un moindre degré,
tréières. ‘Les plantes deviennent moins
_
‘
\
_
680
NUTRITION AZOTÉE ET BIOSYNTHÈSE
tication, en même temps que débute la dégénérescence des nodules, la Légumineuse
“
peut récupérer plus des deux tiers de l’azote précédemment excrété. Cette récupération est d’autant plus réduite que la ore d’accompagnement est dense.
B) A la mort de la plante. — La décomposition de l’appareil radi—
culaire et des parties aériennes enrichit le sol en azote. Les parties
aériennes peuvent être enfouies par les labours. C’est la pratique de
l’engrais vert à peu près abandonnée d’ailleurs, l’utilisation de ces parties
‘
1‘
pour la nourriture du bétail étant plus rentable. Même si la totalité des
parties aériennes est réeoltée (fourrages), la décomposition des racines
restitue au sol environ 20 kilogrammes d’azote par hectare et par an.
Les Légumineuses occupent une place
de choix dans les assolements. Leur culture, intéressante par elle—même,
ne nécessite pas d’apport d’engrais azoté et enrichit le sol en azote
pour les années à venir. II,.CSË également courant d’associer_une Légu—_.
mineuse à une autre culture; par exemple,, de semer des Légumin'euses
basses sous les céréales ou le Lin, plantes particulièrement exigeantes
'
en
azote.
‘
;
En fait, il peut arriver que les Légumineùsesnodulent mal ou pas
dans certains sols. Ceci est le plus souvent imputable à l’absence de la
souche de Rhizobium spécique.
a
été observé fréquemment
pour le Soja, culture d’introduction relativement récente en France.
En effet, les Rhizobiam prélevés sur une espèce de Légumineuses
ne
sont pas toujours capables de provoquer la modulation d’autres
espèces : ainsi le Rhizobz‘um du Trèe (Riz. trifolii) est inactif sur la
'
Luzerne qui exige, pour former des nodules efcients, l’infection par
Rhizobium meliloii. Il s’agit plus de races physiologiques que d’espèces
j Ïï=Ï_ÎÈ
di"érentes de Rhizobium.
.
Une souche de Rhizobium non adaptée à l’espèce de
'
contaminée peut provoquer une nodulation inefciente.
Les
Bactéries inefciet‘es restent toujours entourées, chez l’hôte, d’une gaine
mucrlagineuse qui empêche la symbiose intime de s’établir. Dans la nodulation
efciente, cette gaine est dissoute. Lors de lanodulation inefcîente, il n’ya jamais
formation de leghémoglobine.
‘
.
'
F:"
Les Rhizobium 5Pé°î‘iües : peuvent être. éliminés progressivement
:}.
au cours de la culture prolongée de plantes étrangères. Mais, inversement,
il arrive que la IIOdU18üOHdG‘—Vienne de moins en moins intense sur un
501 Où l’on pratique, de Ïaç0n intensive et depuis plusieurs années, 121“ -
CUHUTG des
C’est,
la « fatigue des quernières »
ou, à un moindre degré,
tréières. ‘Les plantes deviennent moins
_
‘
