LE
CYCLE DE
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Importance de la symbiose pour la fertilité du sol. -— L’effet
améliorant des Légumineuses est bien connu des agriculteurs. On estime“
à 100 à 400 kilogrammes d’azote l’enrichissement annuel de 1 hectare
ensemencé en Légumineuses. Cet enrichissement en azote Combiné se
fait de deux façons.
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oc) Par excrétion de composés azotés dans le sol par laLégumineuse. ——
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Cette excrétion d’azote, qui a été longtemps contestée“, est prouvée par
la vigueur des plantes étrangères qui se développent au milieu de Légua
miheuses.
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Si l’on cultive ensemble des Graminées et des Légumineuses, les chaumes des
Graminées sont hauts, leur tallage intense et la tructication abondante. Les Gra—
minées prospèrent même si le milieu n’est pas fertilisé en nitrates. Or un pied témoin
cultivé dans le même milieu en l’absence de Légumineuses, est chétif et dépérit
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rapidement. On connaît également la luxuriance des Graminées de prairies riches
en Légumineuses. Une prairie bien conduite doit contenir au moins un quart de
Légumineuses. Le Ray—grass, par exemple, y contient, au bout de quatre mois, trois
fois ‘plus'd’azote que lorsqu’il est ensemencé seul.
Les racines des Légumineuses et des plantes‘voisines sont enchevêtrées,
mais l’effet bénéque se fait sentir même lorsqu’une cloison poreuse
sépare les deux systèmes radiculaires. —
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La lyse des nodules âgés ne suft pas à expliquer cette transmission
d’azote. Le rejet de composés azotés par les Légumineuses est intense.
Il s’agit d’azote juvénile récemment xé (emploi de l’isotope 15N) et
rejeté sous forme d’ions N‘Hf, d’acide ospartique qui formerait la moitié
de l’azote excrété
et “d’acide glutamique. Ces composés peuvent être
directement utilisables par les plantes, mais, le plus souvent, ils subissent
une
désamination et une nitrication bactérienne.
Importance du rejet :
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La fraction de l’azote xé qui est excrétée dans le sol est très variable : 10 à 30 %
en moyenne, mais exceptionnellement 50 % et plus. Quand _‘la photosynthèse est
faible la xation est réduite, l’approvisionnement des nodules en glucides étant
insufsant et la plante n’excrète pas ou presque pas d’azote. En période de crois—
sance rapide et quand la photosynthèse est intense, la plante consomme rapidement
l’azote xé et l’excrétion décroît également. C’est pour une intensité photosynthè—
tique moyenne que l’on mesure les excr‘étions les plus intenses, lorsque les besoins
en azote de la plante hôte sont faibles. La fraction de l’azote xé non incorporée
dans l’anabolisme protidique n’est pas mise en réserve, mais excrétée.
Récupération de l’azote rejeté.
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C’est autant et pendant la oraison, lorsque les nodules sont jeunes et" actifs,
que l’excrétion est importante. Mais par la suite, et surtout au moment de la fruc—
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