LE
CYCLE
DE
L’AZOTE
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a) La majeure partie de l’azote xé n’est récupéré qu’après la mort
et la décomposition des micro-organismes xateurs. —— L’azote xé
est incorporé dans l’anabolisme protéique et sert, dans sa quasi—totalité,
à la croissance de la bactérie. La vitesse de croissance de la culture est
proportionnelle à la vitesse de xation de l’azote. Nous verrons que le
comportement des Bactéries symbiotiques xatrices de N2 est totalement
différent.
b) L’exerétion de l’azote xé paraît très peu importante chez les
micro—organismes xateurs libres. —— C’est une différence considérable
avec les Bactéries xatrices symbiotiques. Si on peut parfois mettre
en évidence une excrétion d’azote xé, elle est le plus souvent anormale.
Elle peut être obtenue, par exemple, en carençant la culture en un élé—
ment indispensable : le fer surtout. L’azote est toujours xé, mais n’est
plus alors incorporé normalement dans les biosynthèses, d’où son
excrétion.
Intérêt agricole de la xation d’azote par les micro-organismes du sol.
L’intérêt de cette xation n’est pas négligeable, surtout dans les sols
légèrement carencés en azote combiné. L’azote xé, récupéré essentiel—
lement apr‘es la mort des micro-organismes, peut représenter jusqu’à
20 kilogrammes par hectare et par an dans les conditions les plus favo—
rables à la xation; les micro—organismes les plusactiis étant les Azotebacier en sols neutres ou alcalins et les Clostridium en sois plus acides.
Dans les eaux douces, les Algues bleues dont la prolifération constitue souvent
des eurs d’eau, masses d’aspect gélatineux, assurent un enrichissement consi—
dérables en azote combiné, en particulier le genre Tolypothryæ.
Applications pratiques : a) La bactérisationdes sols. — Il a paru intéressant
de tenter l’inoculation des sols par des cultures riches en Azotobacter à activité xa—
.
trice intense. Il a été possible d’obtenir des améliorations dans des sols où les
Azoiobacler avaient été raréés pour diverses causes : bactériophages, manque
d’aération prolongé. L’Azofogen, engrais additionné d’une culture d’Azotobacler
chroococcum, aurait permis des améliorations spectaculaires des récoltes en Russie.
En réalité, les résultats sont souvent décevants car, si le sol est propice àla prolifération des germes, ils y sont normalement abondants et la bactérisation est inutile;
si le sol inoculé est défavorable au développement des Azotobacter (pH, antagonismes
microbiens), l’amélioration est éphémère.
b) La bactérisation des semences. —— La bactérisation des semences et des tuber—
,
cules peut chercher à augmenter la teneur en Azolobacter dans la rhizosphère. Des
inoculants à base d’Azoiobacler commencent à se commercialiser. Là aussi, les
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