664'
NUTRIT;0N AZOTÉE 'ET BIOSYNTHÈSE
'
a) Dénitriants hétérotrophes.
Chez ces dénitriants, l’hydrogène issu de l’oxydation des métabolites
est accepté, non pas par l’oxygène de l’air qui fait défaut (anaérobiose),
mais par l’ion nitrique NO'3 —. Il en résulte un composé azoté plus réduit
que
(NO,—, nitrites ; N,O, oxyde nitreux;
hydroxylamine;
'
Zi
Na; NH,, ammoniac) et de l’eau. Si les nitrates ainsi réduits comportaient
.
,
de l’“0, celui-ci se retrouve dans l’eau métabolique (voir g. 264).
La plupart des dénitriants du sol appartiennent à cette catégorie.
Ce sont des Pseudomonas (Ps. deniiricans), des Serratia, des Achro—
mobacter (A. seweri), des Nitrococcus (N. denitricans), etc. qui em—
:
pruntent leur énergie à l’oxydation de substances organiques dont
notamment de nombreux produits de la dégradation de la cellulose
libérés par l’activité des Baetéries cellulolytiques. Plus le sol est riche en
métabolites à dégrader, plus, dans les conditions favorables, la croissance
9
de ces dénitriants est rapide et la réduction des nitrates intense.
b) Dénitriants autotïrophes.
Une substance minérale est oxydée par l’oxygène du NO,—, qui se
_
trouve de ce fait réduit. L’énergie dégagée par cette réaction d’oxydo—
réduction permet l’assimilation
du CO, donc l’autotrophie par chimioë
synthèse. Suivant que la substance minérale
est du soufre,
’
de l’hydrogène ou un sel ferreux, on a aaire respectivement à des
Sulîobactériai’es (Thiobacillus denitricans), des Hydrogénobaetériales
(Hydrogenomonas) ou des Ferrobactériales (Sporovibrio fetroxydans).
Importance pratique de la dénîtvicaon.
Dans la plupart des sols, les pl‘0èessus.,de 1iitrication sont beaucoup
plus importants que
dénitrîçation et ce dernier phénomène
a longtemps étéc0nsidéré comme négligeable;
_
_
-
.
Dans certaines conditions, la dénitrication prend une grande impor—
tance, la perte en azote pouvant atteindre 120 kilogrammes par «hectare
_
et par an, ce qui représente à,,peu prèstout 1’aZote nécessaire à la crois“
…
sauce et au développement annuel de la couverture végétale.
_.
C’ est le
NUTRIT;0N AZOTÉE 'ET BIOSYNTHÈSE
'
a) Dénitriants hétérotrophes.
Chez ces dénitriants, l’hydrogène issu de l’oxydation des métabolites
est accepté, non pas par l’oxygène de l’air qui fait défaut (anaérobiose),
mais par l’ion nitrique NO'3 —. Il en résulte un composé azoté plus réduit
que
(NO,—, nitrites ; N,O, oxyde nitreux;
hydroxylamine;
'
Zi
Na; NH,, ammoniac) et de l’eau. Si les nitrates ainsi réduits comportaient
.
,
de l’“0, celui-ci se retrouve dans l’eau métabolique (voir g. 264).
La plupart des dénitriants du sol appartiennent à cette catégorie.
Ce sont des Pseudomonas (Ps. deniiricans), des Serratia, des Achro—
mobacter (A. seweri), des Nitrococcus (N. denitricans), etc. qui em—
:
pruntent leur énergie à l’oxydation de substances organiques dont
notamment de nombreux produits de la dégradation de la cellulose
libérés par l’activité des Baetéries cellulolytiques. Plus le sol est riche en
métabolites à dégrader, plus, dans les conditions favorables, la croissance
9
de ces dénitriants est rapide et la réduction des nitrates intense.
b) Dénitriants autotïrophes.
Une substance minérale est oxydée par l’oxygène du NO,—, qui se
_
trouve de ce fait réduit. L’énergie dégagée par cette réaction d’oxydo—
réduction permet l’assimilation
du CO, donc l’autotrophie par chimioë
synthèse. Suivant que la substance minérale
est du soufre,
’
de l’hydrogène ou un sel ferreux, on a aaire respectivement à des
Sulîobactériai’es (Thiobacillus denitricans), des Hydrogénobaetériales
(Hydrogenomonas) ou des Ferrobactériales (Sporovibrio fetroxydans).
Importance pratique de la dénîtvicaon.
Dans la plupart des sols, les pl‘0èessus.,de 1iitrication sont beaucoup
plus importants que
dénitrîçation et ce dernier phénomène
a longtemps étéc0nsidéré comme négligeable;
_
_
-
.
Dans certaines conditions, la dénitrication prend une grande impor—
tance, la perte en azote pouvant atteindre 120 kilogrammes par «hectare
_
et par an, ce qui représente à,,peu prèstout 1’aZote nécessaire à la crois“
…
sauce et au développement annuel de la couverture végétale.
_.
C’ est le
