LES
ALIMENTS AZOTÉS DU VÉGÉTAL
649
d) Conclusion.
’
-
Il est
largement démontré que la plante supérieure est Capable
d’assimiler l’azote organique du milieu et même de s’en contenter;
Mais, dans le sol
et dans les eaux où jouent la compétition avec les
micro—organismes hétérotrophes, la quasi—totalité de l’alimentation
azotée de la plante se fait à partir de
l’azote minéral. La théorie de l’humus,
qui voyait dans les matières organiques de l’humus l’aliment essentiel
de la plante, se révéla rapidement erronée, bien que l’humm contienne
de 2 à 6 % d’azote organique provenant surtout de la dégradation
de protéines. Cet azote organique est rapidement transformé parles
micro—organismes hétérotrophes. Après un certain nombre
une partie de cet azote estnalement minéralisé en
puis en nitriteS et enn en nitrates. Sels d’ammonium et nitrates consti—
tueront l’aliment 'azoté principal des végétaux supérieurs.
_
_
2, — Les plantes va30ulaires utilisent normalement
et essentiellement l’azote minéral
:
elles sont autotrophes pOur l’azote.
‘
A propos de la nutrition minérale de la plante supérieure, nous avons
'
établi un certain nombre de règles générales concernant l’état des ions
minéraux dans le sol et les modalités de leur absorption par la plante.
Rappelons d’abord que les ions azotés, ions ammonium et ions nitriques,
'
se
comportent comme tous les autres ions. La nutrition azotée de la plante
supérieure n’est qu’un cas particulier de sa nutrition minérale.
‘
a) Utilisation de l’azote ammoniaeal par les plantes supérieures.
Elle a été démontrée par de très nombreuses expériences et obser—
vations.
_
»
'
Expérience de Müntz. ——' Une terre, est stérilisée, soigneusement
lessivée de toute trace de nitrates, puis additionnée d’un sel ammoniacal.
Les plantules de Maïs, Fève, etc. s’y développent normalement. Or
nitrates ne se forment plus une fois que le sol est stérilisé. Des expé'
n
«
Précédent

- 216/374

Suivant