LES
ALIMENTS AZOTÉS DU VÉGÉTAL
645
comme la tyrosine) sont cependant rapidement toxiques lorsque leur
concentration est quelque peu importante.
_
_
Dans quelques cas particuliers, l’utilisation d’aliments azotés orga—
niques revêt une grande importance pour la plante supérieure ou devient
même la seule forme d’alimentation azotée. Ainsi une Légumineuse
vivant en symbiose avec des Bactéries xatrices d’azote moléculaire,
assimile les produits azotés organiques synthétisés par ces Bactéries.
De même, les végétaux constituant des Mycorrhizes avec divers laments
de Champignons, assimilent les composés azotés organiques absorbés
ou
formés par les éléments mycéliens. Telle est également l’alimen—
tation azotée chez les plantes parasites et chez les plantes carnivores.
72) Cas des plantes parasites.
Elles peuvent se diviser en deux groupes :
les
holoparasites, dépourvus de chlorophylle et donc hétérotrophes
’
pour le carbone, envoient leurs suçoirs jusqu’aux tubes criblés des tiges
(Cuscute) ou des racines (Orobanche, LatIzræa) des plantes hôtes
et
y puisent directement les glucides et les acides aminés ou leurs amides.
Ils sont donc aussi hétérotrophes pour l’azote.
—
les hémiparasites, chlorophylliens et autotrophes pour le carbone,
envoient leurs suçoirs jusqu’aux vaisseaux ligneux des tiges (Gui) ou
des racines (Euphraise, Mélampyre, Rhinanthe) des plantes hôtes et y puisent
le plus souvent des nitrates, si la plante hôte est herbacée, mais, parfois
aussi, directement des acides aminés et des amides, Si la plante hôte
est ligneuse.
c) Cas des plantes carnivores.
Elles constituent un groupe hétérogène du point de vue systématique,
mais curieux par la particularité exceptionnelle de capturer de petits
animaux, de les digérer par la sécrétion d’exodiastases du groupe des
protéases et d’absorber les petites molécules organiques azotées libérées
par cette digestion.
Cette capacité correspond presque toujours à la rareté de l’azote
minéral (nitrates, ammoniaquc) dans le milieu. On l’observe chez des
'
épiphytes, des plantes de tourbières et de marécages où la putréfaction
ALIMENTS AZOTÉS DU VÉGÉTAL
645
comme la tyrosine) sont cependant rapidement toxiques lorsque leur
concentration est quelque peu importante.
_
_
Dans quelques cas particuliers, l’utilisation d’aliments azotés orga—
niques revêt une grande importance pour la plante supérieure ou devient
même la seule forme d’alimentation azotée. Ainsi une Légumineuse
vivant en symbiose avec des Bactéries xatrices d’azote moléculaire,
assimile les produits azotés organiques synthétisés par ces Bactéries.
De même, les végétaux constituant des Mycorrhizes avec divers laments
de Champignons, assimilent les composés azotés organiques absorbés
ou
formés par les éléments mycéliens. Telle est également l’alimen—
tation azotée chez les plantes parasites et chez les plantes carnivores.
72) Cas des plantes parasites.
Elles peuvent se diviser en deux groupes :
les
holoparasites, dépourvus de chlorophylle et donc hétérotrophes
’
pour le carbone, envoient leurs suçoirs jusqu’aux tubes criblés des tiges
(Cuscute) ou des racines (Orobanche, LatIzræa) des plantes hôtes
et
y puisent directement les glucides et les acides aminés ou leurs amides.
Ils sont donc aussi hétérotrophes pour l’azote.
—
les hémiparasites, chlorophylliens et autotrophes pour le carbone,
envoient leurs suçoirs jusqu’aux vaisseaux ligneux des tiges (Gui) ou
des racines (Euphraise, Mélampyre, Rhinanthe) des plantes hôtes et y puisent
le plus souvent des nitrates, si la plante hôte est herbacée, mais, parfois
aussi, directement des acides aminés et des amides, Si la plante hôte
est ligneuse.
c) Cas des plantes carnivores.
Elles constituent un groupe hétérogène du point de vue systématique,
mais curieux par la particularité exceptionnelle de capturer de petits
animaux, de les digérer par la sécrétion d’exodiastases du groupe des
protéases et d’absorber les petites molécules organiques azotées libérées
par cette digestion.
Cette capacité correspond presque toujours à la rareté de l’azote
minéral (nitrates, ammoniaquc) dans le milieu. On l’observe chez des
'
épiphytes, des plantes de tourbières et de marécages où la putréfaction
