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NUTRITION CARBONÉE DE LA PLANTE
de nombreuses reprises par deux écoles qui aboutirent à des résultats
différents et persistèrent dans leur point de vue. L’école de WARBURG
afrmait avoir établi un besoin quantique de 4 quanta. L’école d’EMERSON
aboutit à la nécessité de 8 à 16 quanta pour la réduction d’une molécule
de co..
‘
Le principe de la mesure du besoin quantique est le suivant, dans les expériences
de WARBURG par exemple :
On place une suspension de Chlorelles dans une enceinte à parois rééchissantes
recevant de la lumière de telle façon que toute la lumière qui rentre ne peut sortir
de l'enceinte et doit obligatoirement être utilisée par la chlorophylle. On utilise
une lumière monochromatique de ). donné (rouge, jaune, bleue, etc.). De la quantité
d’O2 dégagée, estimée par méthode manomètrique, on déduit la quantité de glu—
cides synthétisés et, par suite, la valeur énergétique de ces glucides (puisque dans
une molécule—gramme de glucose est accumulée une énergie potentielle de 673 kcal
et puisque, pour la synthèse d’une molécule—gramme de glucose, il y a six molécules
d’oxygène dégagées, une molécule d’O2 dégagée correspond à la mise en réserve
d’une énergie potentielle de 120 kcal environ).
On remplace ensuite la suspension d’algues par la soudure noircie d’un couple
thermo-électrique et la déviation du galvanomètre permet de déduire la quantité
d’énergie lumineuse incidente.
—
\VARBURG déduit, des résultats obtenus, que 4- qu'anta au mini—
mum doivent être utilisés pour réduire une molécule réelle de (102 (ou
4 einsteins pour réduire une mol—g de COQ. Soit 4 >< 41 = 164 kilocalories
en
lumière rouge et 4 >< 65 = 260 kilocalories en lumière
bleue. Le rendement énergétique est donc plus faible en lumière bleue
qu’en lumière rouge. Ceci est normal car, selon le principe d’EINSTEIN, un
photon, quelle que soit sa nature, ne peut activer qu’une seule molécule
et, par là, ne peut induire qu’une seule réaction photochimique. Donc
un quantum de lumière bleue, bien que porteur de plus d’énergie qu’un
quantum de lumière rouge, ne peut induire qu’une seule réaction photochimique.
c) Interprétations.
a) Hypothèse à 4 quanta. — Quelle est donc la réaction photochi—
mique primaire qui doit se produire quatre fois pour permettre la réduction d’une seule molécule de CO,?
Première conception : la « photolyse » de l’eau.
Pour réduire une molécule de Ç02, il faut apporter 4 H :
IÏI
'
?
co. + 4 H+ —>
—(|:—
+ H20.
OH
'
NUTRITION CARBONÉE DE LA PLANTE
de nombreuses reprises par deux écoles qui aboutirent à des résultats
différents et persistèrent dans leur point de vue. L’école de WARBURG
afrmait avoir établi un besoin quantique de 4 quanta. L’école d’EMERSON
aboutit à la nécessité de 8 à 16 quanta pour la réduction d’une molécule
de co..
‘
Le principe de la mesure du besoin quantique est le suivant, dans les expériences
de WARBURG par exemple :
On place une suspension de Chlorelles dans une enceinte à parois rééchissantes
recevant de la lumière de telle façon que toute la lumière qui rentre ne peut sortir
de l'enceinte et doit obligatoirement être utilisée par la chlorophylle. On utilise
une lumière monochromatique de ). donné (rouge, jaune, bleue, etc.). De la quantité
d’O2 dégagée, estimée par méthode manomètrique, on déduit la quantité de glu—
cides synthétisés et, par suite, la valeur énergétique de ces glucides (puisque dans
une molécule—gramme de glucose est accumulée une énergie potentielle de 673 kcal
et puisque, pour la synthèse d’une molécule—gramme de glucose, il y a six molécules
d’oxygène dégagées, une molécule d’O2 dégagée correspond à la mise en réserve
d’une énergie potentielle de 120 kcal environ).
On remplace ensuite la suspension d’algues par la soudure noircie d’un couple
thermo-électrique et la déviation du galvanomètre permet de déduire la quantité
d’énergie lumineuse incidente.
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\VARBURG déduit, des résultats obtenus, que 4- qu'anta au mini—
mum doivent être utilisés pour réduire une molécule réelle de (102 (ou
4 einsteins pour réduire une mol—g de COQ. Soit 4 >< 41 = 164 kilocalories
en
lumière rouge et 4 >< 65 = 260 kilocalories en lumière
bleue. Le rendement énergétique est donc plus faible en lumière bleue
qu’en lumière rouge. Ceci est normal car, selon le principe d’EINSTEIN, un
photon, quelle que soit sa nature, ne peut activer qu’une seule molécule
et, par là, ne peut induire qu’une seule réaction photochimique. Donc
un quantum de lumière bleue, bien que porteur de plus d’énergie qu’un
quantum de lumière rouge, ne peut induire qu’une seule réaction photochimique.
c) Interprétations.
a) Hypothèse à 4 quanta. — Quelle est donc la réaction photochi—
mique primaire qui doit se produire quatre fois pour permettre la réduction d’une seule molécule de CO,?
Première conception : la « photolyse » de l’eau.
Pour réduire une molécule de Ç02, il faut apporter 4 H :
IÏI
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co. + 4 H+ —>
—(|:—
+ H20.
OH
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