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LE
MÉTABOLISME DE LA PLANTE
Aspect énergétique du catabolisme. — Libération d’énergie par
le
catabolisme. -— Ces dégradations sont exothermiques (ou exergoniques). Elles libèrent une énergie considérable. Ainsi la desmolyse
d’une molécule—gramme de glucose libère environ 673 000 calories.
Les hydrolyses initiales libèrent très peu d’énergie, non récupérable
d’ailleurs. Ce sont les réactions de desmolyse des métabolites qui sont
efcaces. Chacune de ces réactions comporte une baisse du niveau
énergétique des métabolites : l’énergie potentielle emmagasinée dans
les catabolitcs diminue de réaction en réaction. Cette énergie est ainsi
libérée progressivement, sous forme de « petite monnaie ».
Utilisation de l’énergie libérée. —— Une bonne partie de cette énergie
est perdue sous forme d’un rayonnement de chaleur dû aux vibrations
moléculaires : c’est l’énergie calorique. Le reste, récupéré par la syn—
thèse de liaisons à haut pouvoir énergétique sera utilisé à diverses ns.
L’énergie produite par le catabolisme permet :
1) LES RÉACTIONS ENDOTHERMIQUES DE L’ANABOLISME. — C’est le
cas
chez les organismes hétérotrophes (animaux,
Champignons, nombreuses Bactéries), chez les organes hétérotrophes des plantes vertes
(graines, spores, tubercules, etc., en germination, racines, rhizomes, etc.)
et chez les organes chlorophylliens maintenus à l’obscurité. C’est la
dégradation catabolique d’une partie des aliments ou des réserves
(approximativement un cinquième) qui permet la conduite des bio—
synthèses à partir du reste.
Chez les cellules
chlorophylliennes en période de comportement
autotrophe, l’énergie nécessaire aux biosynthèses ne provient pas des
dégradations des aliments, mais de l’énergie lumineuse captée grâce au
processus photosynthétique.
Mais, en dernière analyse, l’énergie libérée dans le catabolisme est, aussi bien
chez les hétérotrophes que chez les autotrophes, la restitution de l’énergie lumineuse captée par ces derniers.
2) La production de MOUVEMENTS ou de tout autre TRAVAIL MÉCA—
NIQUE, d’ÊLECTRIGITÉ, de LUMIÈRE, etc.
Ainsi nous avons vu, à propos des mouvements de l’eau dans la plante, un
exemple d’utilisation mécanique de l’énergie chimique produite : la poussée radi—
culaire permet, lorsque la transpiration est annulée ou trop faible, d’élever l’eau
puiséc dans le sol jusqu’aux feuilles.
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