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CHAPITRE3
BiocontamÏnaons dans les zones à risques
3.2.3.3. ORIGINE DES AGENTS INFECTIEUX
Origine endogène
La plupart des micro-organismes infectant des sujets hospitalisés proviennent des malades eux mêmes. Ceux atteints de
plaies su,ppurées ou d’infections inapparentes ainsi que les por_
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teurs sains, constituent un réservoir de germes pathogènes. Les
Laplupart
flores commensales (intestinale et oropharyngée essentielle
sont dues äjdes'mîcmforganîsmes PFC—
ment) de malades sous antibiothérapie sont une source abondes Îl0œS
commensa]es
du
dante de bactéries multirésistantes aux antibiotiques et suscepmalade
lai—meme.
tibles d’engendrer des infections. L’intestin est, en effet, le lieu
privilégié pour les transferts de plasmides de résistance car la
flore intestinale rassemble de nombreuses espèces réceptives
à ces plasmides.
A partir de l’intestin, les souches multirésistantes sont disséminées dans l’environnement du malade.
Origine exogène
Son importance est moindre. Le rôle de l’air extérieur est négligeable car il ne transporte pas, ou exceptionnellement, des bac—
téries dangereuses (voir paragraphe 2.1 .) ; il contient cependant un grand nombre de spores de moisissures dont certaines peuvent engendrer des mycoses sur terrain immunitaire
affaibli (Aspergilloses respiratoires par exemple).
Au sein de l’hôpital, des bacilles à Gram négatif peuvent être
apportés par les poussières et l’eau. Même conforme aux nor.
mes d’hygiène, l’eau contient souvent des bacilles à Gram néga_
tif, en particulier Pseudomonas, Flavobacterium, Acinetobacter et Legionella. Ces bactéries trouvent à l’hôpital des terrains
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où se multiplier ; leur durée de vie est assez importante.
3.2.3.4. TRANSMISSION DES AGENTS INFECTIEUX
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Transmission par l’air contaminé (= transmission aéroportée)
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Nous avons vu, précédemment (Chapitre 2 : « Origine des biocontaminations »), qu’en respirant, en parlant, en toussant, nous
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emettons des particules de sécrétions d’origine oropharyngée.
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Ces gouttelettes sont_porteuses de différents micro—organismes.
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Les plus petites restent en suspension dans l’air ou sont dessé,
chées sous forme de poussières et transportées sur d’assez
grandes distances.
En salle d’opération ou d’hospitalisation, l’air peut aussi se char'
ger de squames provenant de la peau des malades.
Ces particules peuvent se déposer sur une plaie opératoire ou
contaminer des dispositifs médicaux.
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Des numérations micrbbiennes ont été faites en salle d’opéra—
tion en différentes circonstances. Elles montrent que le nom.
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