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PARTIE 1
Æi£ër5iiê
On distingue, en fonction de l’importance de leur population :
°
Des espèces dite dominantes, car atteignant des concentra—
tions de l’ordre de 109 a 1011 par gramme de selles.
La flore intestinale renferme cependant
Ces bactéries sont toujours présentes dans la flore intestinale,
des
bactéries aér0bîes opportunistes
elles sont fixées à la muqueuse ou dans la couche de mucus
(Proteus, Coliformes, Pseudomonas...) et
et constituent la flore résidente.
peut contenir (cas des malades et porteurs
asymptomatiques ou porteurs
sains) des batéries aérobies entéropatho.
D’autres sont en concentration inférieure à 105 et correspongènes (Salmonella, Shigella, Yersinia,
dent à la ore transitoire.
Campylobacter).
Ces espèces, apportées par l’alimentation, << ne font que pas—
ser » dans l’intestin et ne s’y établissent pas, du fait de Fantagonisme exercé par les bactéries de la flore dominante. On les
retrouve en majorité dans la lumière de l’intestin (partie de l’intes—
tin dans laquelle circulent les aliments digérés).
.
°
Dans certains cas, des bactéries de la flore transitoire peuvent s’installer malgré ces conditions défavorables ; elles res—
tent alors en concentration inférieure à celle de la flore rési—
dente : de l’ordre de 105 a 106 par gramme de selles. Ces
espèces sont dites sous—dominantes.
Les bactéries anaérobies sont largement prédominantes : 99 %
du nombre total de bactéries et 40 % du poids sec.
Parmi les bactéries aérobies, les groupes les plus représentés sont :
les Entérobactéries, en particulier Escherichia coli et les Entérocoques.
…
Les bactéries d’origine intestinale sont déversées en grande
quantité avec les rejets d’égouts, dans les eaux de surface. Elles
peuvent être déposées par les mains sales sur des surfaces,
des instruments, des matières premières, le revêtement cutanéomuqueux d’autres personnes. Dans ces conditions (hors de
l’organisme, en aérobiose), seules persistent les bactéries intes—
tinales aérobies et les Clostridium (bactéries anaérobies sporulées). Du fait de son origine, cette flore (Entérobactéries, Entérocoques, Clostridium) est dite de contamination fécale.
Les espèces citées ne représentent pas un danger particulier
pour la santé (sauf pour des sujets hospitalisés a haut risque
infectieux), mais leur présence dans un produit, sur un objet
La ore de contamination fécale est
ou une surface,témoigned’une contamination par la flore fécale.
constituée des micro-organismes appar—
tenant àla ore intestinale et suscepti—
Rappelons ici que plusieurs bactéries entéropathogènes sont
bles de croître dans le milieu extérieur
éliminées par les selles d’individus malades : les Salmonella,
OU d‘y Per5i5tefj Efîtéf000que—îÿ
Entér0les Yersinia et les Shigella responsables de diarrhées aiguës
5p°…1995
avec ou sans septicémies associées. Un aliment ayant été con'
taminé par la flore fécale— peut donc contenir certaines de ces
bactéries et être responsable d’une toxi-infection alimentaire.
C’est pourquoi, pour apprécier ce risque, les contrôles de salu‘
brité de l’eau et des aliments portent sur la recherche et la numé'
ration des espèces témoins de contamination fécale.
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On distingue, en fonction de l’importance de leur population :
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Des espèces dite dominantes, car atteignant des concentra—
tions de l’ordre de 109 a 1011 par gramme de selles.
La flore intestinale renferme cependant
Ces bactéries sont toujours présentes dans la flore intestinale,
des
bactéries aér0bîes opportunistes
elles sont fixées à la muqueuse ou dans la couche de mucus
(Proteus, Coliformes, Pseudomonas...) et
et constituent la flore résidente.
peut contenir (cas des malades et porteurs
asymptomatiques ou porteurs
sains) des batéries aérobies entéropatho.
D’autres sont en concentration inférieure à 105 et correspongènes (Salmonella, Shigella, Yersinia,
dent à la ore transitoire.
Campylobacter).
Ces espèces, apportées par l’alimentation, << ne font que pas—
ser » dans l’intestin et ne s’y établissent pas, du fait de Fantagonisme exercé par les bactéries de la flore dominante. On les
retrouve en majorité dans la lumière de l’intestin (partie de l’intes—
tin dans laquelle circulent les aliments digérés).
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Dans certains cas, des bactéries de la flore transitoire peuvent s’installer malgré ces conditions défavorables ; elles res—
tent alors en concentration inférieure à celle de la flore rési—
dente : de l’ordre de 105 a 106 par gramme de selles. Ces
espèces sont dites sous—dominantes.
Les bactéries anaérobies sont largement prédominantes : 99 %
du nombre total de bactéries et 40 % du poids sec.
Parmi les bactéries aérobies, les groupes les plus représentés sont :
les Entérobactéries, en particulier Escherichia coli et les Entérocoques.
…
Les bactéries d’origine intestinale sont déversées en grande
quantité avec les rejets d’égouts, dans les eaux de surface. Elles
peuvent être déposées par les mains sales sur des surfaces,
des instruments, des matières premières, le revêtement cutanéomuqueux d’autres personnes. Dans ces conditions (hors de
l’organisme, en aérobiose), seules persistent les bactéries intes—
tinales aérobies et les Clostridium (bactéries anaérobies sporulées). Du fait de son origine, cette flore (Entérobactéries, Entérocoques, Clostridium) est dite de contamination fécale.
Les espèces citées ne représentent pas un danger particulier
pour la santé (sauf pour des sujets hospitalisés a haut risque
infectieux), mais leur présence dans un produit, sur un objet
La ore de contamination fécale est
ou une surface,témoigned’une contamination par la flore fécale.
constituée des micro-organismes appar—
tenant àla ore intestinale et suscepti—
Rappelons ici que plusieurs bactéries entéropathogènes sont
bles de croître dans le milieu extérieur
éliminées par les selles d’individus malades : les Salmonella,
OU d‘y Per5i5tefj Efîtéf000que—îÿ
Entér0les Yersinia et les Shigella responsables de diarrhées aiguës
5p°…1995
avec ou sans septicémies associées. Un aliment ayant été con'
taminé par la flore fécale— peut donc contenir certaines de ces
bactéries et être responsable d’une toxi-infection alimentaire.
C’est pourquoi, pour apprécier ce risque, les contrôles de salu‘
brité de l’eau et des aliments portent sur la recherche et la numé'
ration des espèces témoins de contamination fécale.
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