CHAPITRE]
Distribution et traitement'de l’air
Climatisation : traitement de l’air visant à créer, dans un espace
traité, des conditions d’ambiance, caractéristiques de l’air, assurant le confort des occupants de cet espace.
v
Conditionnement d’air : traitement de l’air permettant de régler
‘
simultanément les caractéristiques de l’atmosphère d’un local :
température, hygrométrie, pression, propreté.
Les éléments que l’on régule dans la climatisation sont le renouvellement d’air, la température, l’hygrométrie et le taux de particules en suspension.
Le conditionnement d’air régule les mêmes éléments mais avec
d’une part la réalisation d’une hiérarchie de pressions (surpression ou dépression) et d’autre part une filtration à très haute
efficacité.
.
Climatisation et conditionnement d’air permettent donc d’obtenir différents niveaux de qualité d’un air :
1 - Un air confortable c’est—à—dire un air porté à une tempéra—
ture agréable, sans odeur, avec un degré hygrométrique
convenable ; ce niveau de qualité est de plus en plus recherché dans les locaux collectifs et les lieux publics : hôtels,
banques, grands magasins, locaux aveugles, locaux
souterrains...
2 - Un air hygiénique c’est—à—dire un air à la fois confortable et
sain, dépoussiéré et débarrassé de la plupart des germes
microbiens en suspension ; ce niveau de qualité est particulièrement recherché dans les locaux hospitaliers notamment les chambres de malades non immuno-déficients ; il
est également recherché dans certaines industries où il faut
limiter les biocontaminations (industries agro—alimentaires).
3 - Un air « stérile » c’est—à—dire un air filtré a travers des filtres
dits « absolus » ou filtres à très haute efficacité
,
cet air peut
être maintenu en surpression par rapport à l’air des lécaux
-
environnants ; ce niveau de qualité est recherché pour les
chambres de malades immuno-déprimés (cancers, cirrhoses...), pour des laboratoires spécialisés où sont effectués
des travaux dangereux pour l’environnement (laboratoires
de virologie par exemple) ou dans des ateliers industriels
—
où l’empoussièrement doit être minimum (industries électroniques, optiques...).
4 - Un air stérile distribué en courants parallèles et continus selon
le procédé du flux laminaire ; le flux laminaireévite les turbu,
lences génératrices de contaminations ; ce flux peut concerner tout un local (salle d’opération par exemple) ou très
souvent une zone privilégiée du local (table d’opération, lit
d’un malade immuno-déficient ou d‘un brûlé, zone de fabrication de produits pharmaceutiques stériles, zone de con—
ditionnement de plats cuisinés...).
On parle de conditionnement d’air surtout pour les pr00é‘
'
dés assurant les niveaux de qualité décrits en 3 et 4.
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