LES TRESORS DES ABYSSES
Le méthane peut être employéaussi comme source de carbone et donneurd’électron. Mais il provient, le plus souvent, de la dégradationde la matière orga—
nique, ou encore être synthétisé par voie abiotique par exemple lors des réactions
de serpentinisation. La méthanotrophie n’est donc pastoujours une autotrophie
puisqu’elle peut provenir d’un recyclage du carbone organique.
Des microbes prêts à tout
Une armée de microbes différents a colonisé cet environnement, depuis les zones
chaudes dépassant iOO °C jusqu’aux zones périphériques où la température est
stable et froide. Chaque surface minérale ou biologique, interne ou externe, consti—
Les tapis bactériens
tue une niche pour une souche microbienne, bactérienne, archéenne, mais aussi
‘1UÎ se
fongique et de miCro—eucaryote. On y trouve tous les métabolismes imaginables.
sur les sites du bassin
.
,
,
.
de Californie
Bien sur, ce n’est.pas le cote le plus spectaculaire des sources hydrother—
se c01Œent de jaunè
males, mais c'est sans doute le plus fascinant. La zone de mélange entre le fluide
etdeb1&nc 8810“
surchauffé et l’eau de mer froide, les sédiments, les cheminées, les réservoirs
concent,ra,tmn
.
souterrains, les fluideseux—mêmes, quand ils ne dépassent pas les limites que
en soufre etementane.
_
la vie microbienne peut supporter, constituent une infinité
de niches écologiques
’
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_
pour le monde microbien.
On trouve
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ces microbes en suspension dans le
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'
panache hydrothermal ou constituant
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aussi d’assez épais tapis souvent
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dominés parles formes filamen—
teuses, sur les surfaces minérales et —
.
les Structures animales, on les trouve
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aussi a l’intérieur même des matrices
.
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—
des dépôts hydrothermaux.lls se déve.
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loppent dans les zones chaudes (ther—
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mophiles et ultra—thermophiles), dans les '
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zones
tièdes (mésophii‘es) et également
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_.
.
au pourtour des sites dans les zones
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-
froides (psychrophiles), aussi bien dans
les milieux anoxiques qu’oxygénés.lls
'
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.
appartiennent à différents groupes d’or—
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.
(
-
ganismes eucaryotes (champignons et pro—
‘tistes), procaryotes (bactéries et archées)
'
et au monde des virus. ils sont donc partout, ont colonisé les habitats les plus
,
extrêmes de la planète, et nous font nous interroger sur les limites extrêmes de
_
la vie. Ces micro—organismes présentent
des
posSibles,
’
certains d’entre eux (des procaryotes) sontchimiosynthétiques et peuventùtiliser,
nous l’avons vu, de nombreusessources d’énergie et de carbone, mais d’autres
9 6
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Le méthane peut être employéaussi comme source de carbone et donneurd’électron. Mais il provient, le plus souvent, de la dégradationde la matière orga—
nique, ou encore être synthétisé par voie abiotique par exemple lors des réactions
de serpentinisation. La méthanotrophie n’est donc pastoujours une autotrophie
puisqu’elle peut provenir d’un recyclage du carbone organique.
Des microbes prêts à tout
Une armée de microbes différents a colonisé cet environnement, depuis les zones
chaudes dépassant iOO °C jusqu’aux zones périphériques où la température est
stable et froide. Chaque surface minérale ou biologique, interne ou externe, consti—
Les tapis bactériens
tue une niche pour une souche microbienne, bactérienne, archéenne, mais aussi
‘1UÎ se
fongique et de miCro—eucaryote. On y trouve tous les métabolismes imaginables.
sur les sites du bassin
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Bien sur, ce n’est.pas le cote le plus spectaculaire des sources hydrother—
se c01Œent de jaunè
males, mais c'est sans doute le plus fascinant. La zone de mélange entre le fluide
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la vie microbienne peut supporter, constituent une infinité
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