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LES TRÊSORS DES ABYSSES
sont constitués de laves en coussin, le fond est couvert de laves
lobées et de piliers de lac de laves.
De nombreuses fissures tapissent le fond du graben et
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des éboulismarquent le pied des escarpements. Sur les dor—
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sales lentes, la vallée axiale est très profonde et large de 20
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à 50 kilomètres. Le fond du graben est parcouru de rides
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volcaniques axiales et parsemé de petits volcans, isolés ou
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coalescents. À quelques centaines de mètres sous les laves
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basaltiques (plus de l000 mètres sur les dorsales rapides),
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se trouvent des réservoirs magmatiques très chauds (jusqu’à
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1200 °C) qui sont reliés à la surface par des conduits ou
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des dyKes (fissures). C’est en étudiant les flux de chaleur
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à l’axe de la dorsale des Galapagos que des géophysiciens
américains mirent le doigt sur une des découvertes
les plus
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marquantes de l’océanographie moderne.
Piliers d’un lac de lave
Une découverte bien inattendue !
Au large des Galapagos, des indices concordants laissent supposer l‘existence
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de sorties de fluides chauds en grande profondeur.
Convaincus que l’eau froide des abysses percolait et se réchauffait à l’axe des
dorsales, les océanographes américains décidèrent d'en avoir le cœur net. Ils se pri—
rent a explorer non plus unedorsale lente comme la ride médio—atlantique, remar—
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quablerhent étudiée lors de la campagne Famous (19734974), mais une dorsale
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plus rapide, comme celle des Galapagos. Pour localiser ces hypothétiques zones
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d’eau chaude, ils remorquaient, a quelquesdizaines
de mètres au—deSsus de l’axe
de la dorsale des Galapagos, situé à 2500 mètres de profondeur, un grand cadre
métallique n'ommé Deep—Tom, portant entre autres équipements des-sondes de
températures, des projecteurs et une caméra photographique,Î un magnétomètre
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bref, ce'que les ingénieurs surnomment << un poisson remorqué >>, Après quelques
jours, ils remarquérent laco‘incidence de faibles anomalies de température'de l’eau
sur les enregistreurs, avec la présence sur le fond de concentrations de grandes
taches blanchesovales. -À l’analyse, les biologistes consultés firent l’hypothèse
que ces taches blanches étaient des coquilles de grands bivalves. Ces premiers
indices parurent très probants à l‘agence américaine de la recherche, qui accepta
de financer une campagne de plongée
du submersible l’Alvin, et avant même cette
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campagne, fit un communiqUé de presse dont le,titre
Les scientifiques
vont explorer des sources chaudes sur le fond de l’océan pour comprendre la for—_
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mation des “dépôts métallifères >>. Bien que personne n’ait directement observé
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ces dépôts sur la ride des Galapagos et que l‘anomalie de température mesurée
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